Cevital va traiter les eaux de gaz de schiste aux USA

evcon cevital
Dans une déclaration à Maghreb Emergent, le patron de Cevital, Isaad Rebrab, nous a révélé qu’il est en discutions avec  « Schlumberger », pour créer une joint-venture, pour traiter les eaux des puits de pétrole et gaz de schiste des sociétés pétrolières américaines.

A ce propos, Rebrab nous explique que grâce à sa nouvelle technologie de traitement d’eau, dans la station a été exposée dernièrement lors du salon Maghreb Pharma 2018 à Alger, Cevital va fabriquer des stations pour Schlumberger afin de les  installer chez les foreurs des exploitants des pétroles et gaz de schiste américains. « Les stations permettront de traiter l’eau des puits qui sera revendu par la suite aux pétroliers américains », explique Rebrab. « La station est rentabilisée en espace d’une année et on partagera les bénéfices avec Schlumberger, tout en restant propriétaires des stations », a-t-il précisé.

La station de production d’eau ultra pure, UPWater-System (UPW1.0), une technologie réalisée par EvCon, une filiale du groupe Cevital, ne concerne pas un seul secteur d’activité. Elle est utilisée aussi dans l’industrie pharmaceutique, semi-conducteur, l’industrie agroalimentaire, l’industrie de dessalement de l’eau de mer et le traitement des eaux usées des industries chimiques.

Mais l’activité qui utilisera le plus cette nouvelle technologie, est celle du dessalement de l’eau de mer. Le patron de Cevital nous révèle qu’actuellement, son entreprise se projette d’aller en Arabie Saoudite pour installer cinq centrales de dessalement d’eau de mer de 500 000 m³ par jour. Aussi, des commendes lui sont parvenues des hôteliers de la mer Rouge pour leur produire de l’eau de mer dessalée pour 5 000 m³  jour, nous indique aussi Rebrab, qui ajoute aussi qu’en niveau local, son entreprise est en étude pour installer une station de dessalement à Bejaia de 25 000 m³  jour.

Rebrab nous précise que l’avantage de sa technologie c’est qu’elle permet de produire des stations de 100 m³  jusqu’à 100 000 m³, selon la demande de ses clients. Il explique aussi que son entreprise va s’associer dans l’exploitation des stations de dessalement qui vont êtres installées aux clients, à hauteur de 20 à 30%. « C’est nous qui allons gérer les stations et facturer l’eau traitée  à 0,669 USD le m3 », a-t-il précisé.

« C’est une fierté pour l’Algérie et un gain en devise pour l’économie nationale »

Toute l’industrialisation de cette nouvelle technologie sera produite en Algérie, nous indique le président de groupe Cevital. « On a déjà deux centres de productions qui vont être expédiés d’Allemagne la fin du mois de novembre. Ils vont être installés à Larbaâ, près d’Alger, au début de l’année prochaine », nous a-t-il révélé.

On fabriquera les membranes, qui représentent le cœur de la station, en Algérie, a poursuivi Rebrab en précisant que ces membranes vont être vendues aux  joint-ventures (JV) à 300% de leur prix de production. « On prend déjà une marge en Algérie. 97 à 99% des membranes produites vont être exportées. C’est un gain en devise pour l’économie nationale », ajout-il.

La fabrication des membranes est entièrement automatisée, nous explique le numéro un du groupe Cevital. « Plusieurs ingénieurs de différentes sociétés allemandes, italiennes, sud-coréennes, autrichiennes, en plus de nos ingénieurs, ont travaillé pour mettre au point les centres de production de membranes », a-t-il précisé.

Au sujet du coût d’investissement de cette nouvelle technologie, Rebrab nous dira qu’au niveau de la recherche sur le projet, l’équipe qui a travaillé sur le projet était réduite à 7 à 10 personnes, ce qui n’avait pas un impact important au niveau du coût. « Mais le plus gros des coûts est l’investissement industriel », a-t-il ajouté.  « Les centres de production des membranes en deux lignes en full production, nous ont coûté 17. 975. 000 euros le centre complet », a-t-il confirmé.

A ce sujet, Rebrab nous dira que même ce coût d’investissement n’est pas important, car le site est amorti en seulement une année. « On fait un chiffre d’affaires annuel de 30 millions d’euros pour un seul centre uniquement, mais on compte réaliser à l’avenir jusqu’à 500 centres à travers le territoire national », a-t-il avancé. « Avec cette technologie unique au monde, nous avons affaire au monde entier. C’est une technologie dont tout le monde en a besoin », a-t-il précisé avant d’ajouter, « c’est une fierté pour l’Algérie ».

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