Le marché de gros des fruits et légumes de Bougara, situé dans la wilaya de Blida, affiche une mine réjouissante pour le portefeuille des ménages. Ce mardi 24 février 2026, correspondant au 6ème jour du mois sacré, la courgette enregistre une baisse de prix remarquable. Alors que le premier jour du Ramadhan voyait ce légume phare de la chorba s’échanger entre 170 et 200 dinars, les tarifs ont dégringolé pour s’établir aujourd’hui entre 55 et 75 dinars. Une baisse record de plus de 60 %.
En moins d’une semaine, le prix de la courgette a chuté d’environ 65 %. Cette déflation rapide surprend les observateurs habitués aux flambées saisonnières. En effet, il s’agit du premier Ramadhan depuis plus de dix ans où les cours de la courgette fléchissent aussi tôt. Habituellement, cette tendance baissière ne se manifeste qu’à partir de la troisième semaine du mois de carême. Cette année, l’abondance exceptionnelle de l’offre a littéralement anticipé ce mouvement de baisse.
La loi de l’offre et de la demande dicte sa règle
Cette dynamique économique s’explique par la règle fondamentale de l’équilibre du marché. D’un côté, les récoltes se révèlent particulièrement généreuses cette saison, ce qui provoque des arrivages massifs sur les carreaux du marché de gros de Bougara. De l’autre côté, l’engouement initial des consommateurs a nettement baissé après la frénésie des premiers jours. Cette stabilisation de la demande, combinée à une offre qui continue d’influer lourdement sur les stocks disponibles, a naturellement tiré les cours vers le bas. Cette équation profite directement au pouvoir d’achat des citoyens en cette période de forte consommation.
A noter que la courgette n’est pas le seul produit à s’assagir sur les marchés de gros. D’autres légumes essentiels connaissent également une baisse sensible, oscillant entre 20 et 60 dinars selon les variétés. C’est notamment le cas de la pomme de terre et des tomates, dont les prix deviennent progressivement plus abordables pour les acheteurs.
L’exception notable de la salade
Malgré cette détente généralisée, la salade fait figure d’exception sur les étals. Ce produit continue de se vendre au prix fort et résiste aux pressions baissières. Au marché de Bougara, le kilogramme se négocie encore entre 160 et 175 dinars. Par conséquent, les prix pratiqués dans les circuits de détail demeurent supérieurs à 200 dinars, soit le seuil critique atteint au premier jour du mois sacré. Cette situation s’explique par une demande qui reste très importante, car les ménages algériens consomment énormément de salade durant le mois de carême et les périodes de grandes chaleurs.
















