Le climat mondial s’emballe. Le vendredi, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a dressé un bilan inquiétant du mois de janvier. Entre chaleur accablante, froid polaire et pluies diluviennes, les catastrophes touchent désormais toutes les régions du globe.
D’abord, l’hémisphère Sud a suffoqué sous des températures record. L’Australie a frôlé les 50 °C dans certaines zones, tandis que des incendies ravageaient le Chili et l’Argentine.
En revanche, l’hémisphère Nord a subi l’affaiblissement du vortex polaire. Ce phénomène a déclenché des tempêtes de neige massives et un froid glacial en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Ces intempéries ont lourdement perturbé les transports et les réseaux électriques.
Parallèlement à ces écarts de température, des précipitations extrêmes ont frappé l’Afrique australe. Au Mozambique, les inondations ont déplacé des centaines de milliers de personnes. De plus, les eaux ont gravement endommagé les infrastructures vitales, aggravant la crise humanitaire.
L’urgence des systèmes d’alerte précoce
Face à cette instabilité du climat, la Secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, tire la sonnette d’alarme. Elle rappelle que le nombre de victimes augmente chaque année.
C’est pourquoi l’organisation accélère l’initiative « Alertes précoces pour tous ». En effet, les chiffres sont sans appel : Les pays équipés de systèmes d’alerte efficaces enregistrent six fois moins de décès. La coordination en temps réel permet aux agences humanitaires d’anticiper les catastrophes.
Le climat, un risque mondial majeur
Enfin, le Forum économique mondial classe systématiquement les phénomènes météo extrêmes parmi les plus grands dangers actuels. Pour l’OMM, le changement climatique rend ces événements plus fréquents et plus intenses. Il devient donc impératif de renforcer la résilience des nations face à ces chocs répétés.
















