Longtemps oubliées, les deux instances destinées à remplacer l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX) ont été évoquées lors d’une audition du ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, à l’APN.
Le ministre a fait savoir que la définition du règlement intérieur des deux organismes nationaux spécialisés dans la promotion des exportations hors hydrocarbures et dans le suivi et l’encadrement des importations, est entrée dans sa phase finale, en prélude à son adoption.
La dissolution de l’ALGEX a été annoncée par le président Abdelmadjid Tebboune le 13 avril 2025 lors d’une rencontre avec les opérateurs économiques. Elle a été actée et les deux nouvelles instances créées en vertu de trois décrets exécutifs publiés au Journal Officiel n°60 du 7 septembre 2025, mais leur installation tarde à venir.
En attendant, Kamel Rezig a instauré un mécanisme transitoire consistant en la délivrance directe des documents de domiciliation bancaire aux opérateurs économiques concernés par les activités d’importation. Bien qu’il n’y ait pas de lien direct, il est difficile de séparer cette cacophonie régnant dans la gestion du commerce extérieur du scandale de trafic des autorisations ayant impliqué plusieurs cadres du ministère du Commerce extérieur.
Un projet de loi sur le commerce extérieur en cours d’élaboration
Par ailleurs, M. Rezig a révélé devant les membres de la commission des affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification de l’Assemblée populaire nationale, que son département avait finalisé l’élaboration du projet de loi sur le commerce extérieur, qui est actuellement au niveau du Secrétariat général du gouvernement.
Le ministre a également salué le rôle du Fonds spécial pour la promotion des exportations (FSPE) dans cette dynamique, lequel prend en charge le remboursement d’une partie importante des frais de transport international, ainsi que des dépenses liées à la participation aux foires et salons internationaux.
Le nombre de dossiers enregistrés via la plateforme numérique pour bénéficier de ce fonds et ayant donné lieu à un remboursement s’élève à près de 1 800 dossiers au titre de l’année 2025, a-t-il précisé.

















