Corruption : le Maroc stagne à la 91e place mondiale en 2025

Corruption : le Maroc stagne à la 91e place mondiale en 2025
Le Maroc obtient un score de 39 sur 100 dans l’Indice de perception de la corruption publié par Transparency

Le Maroc obtient un score de 39 sur 100 dans l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025 publié par Transparency International, se classant 91e sur 182 pays. Un résultat qui confirme une tendance à la stagnation, voire au recul, en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption.

Depuis 2012, le Royaume oscille entre la 73e et la 99e place, avec des scores compris entre 37 et 43 points. Si une amélioration avait été enregistrée en 2018 (43 points et 73e rang mondial), la dynamique ne s’est pas maintenue. En sept ans, le pays a perdu quatre points et reculé de 18 places, illustrant des fragilités structurelles persistantes.

Pour Transparency Maroc, cette évolution reflète un affaiblissement du cadre institutionnel et législatif anticorruption. Transparency pointe notamment le retrait, au début du mandat de l’actuelle majorité gouvernementale, de deux projets de loi relatifs à l’enrichissement illicite et à l’occupation illégale des biens publics.

Elle relève également des dispositions controversées de la loi 03.23 sur la procédure pénale, en particulier ses articles 3 et 7, qui limitent la capacité des associations à se constituer partie civile dans les affaires liées à la gestion des fonds publics. Des mesures jugées contraires à l’esprit de la Constitution de 2011 et aux engagements internationaux du Maroc.

Un signal négatif pour l’investissement et la compétitivité

Plus largement, plusieurs réformes prévues par la Constitution restent en suspens : encadrement des conflits d’intérêts, révision du droit d’accès à l’information, renforcement du dispositif de déclaration de patrimoine ou encore protection des lanceurs d’alerte.

Au-delà du cadre juridique, le contexte institutionnel alimente les inquiétudes. En 2025, le Maroc se classe 120e sur 180 pays dans l’Indice mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, un indicateur souvent corrélé à la qualité de la gouvernance et à la transparence économique.

Pour les acteurs économiques, ces signaux pèsent sur la confiance, l’attractivité et la compétitivité. Une perception élevée de la corruption peut freiner l’investissement, accroître le coût des transactions et entretenir des situations de rente défavorables à l’innovation et à l’équité.

Actualités

Voitures d’occasion en Algérie : voilà ce que l’on peut acheter à moins de 4 millions de dinars

L’entame de l’année 2026 sur le marché automobile algérien de l’occasion ne marque pas la rupture tant attendue avec la tendance inflationniste des années précédentes. Au [...]
Actualités

En vue de son implantation au Caire, Condor accueille 25 distributeurs égyptiens

Le groupe privé Condor poursuit son offensive à l’international. Le premier constructeur algérien d’appareils électroniques et électroménagers multiplie les initiatives pour consolider sa présence en Égypte. [...]
Actualités

Tourisme : l’Algérie s’invite à Milan avec Saint Augustin et le Sahara en vitrine

L’Office national du tourisme participe à la 46e Bourse internationale du tourisme (BIT) de Milan avec un pavillon dédié au patrimoine et au Sahara. L’Algérie mise [...]
Actualités

L’Italie suspend le traitement des visas du 12 au 18 février, ce qu’il faut savoir

Le ministère italien des Affaires étrangères interrompt le traitement mondial des demandes de visa Schengen pendant une semaine pour mettre à jour son système informatique. Les [...]
Actualités

Les prix alimentaires mondiaux se détendent en ce début 2026, selon la FAO

L’indice FAO des prix des produits alimentaires a poursuivi sa tendance baissière en janvier 2026, s’établissant à 123,9 points, en recul de 0,4% par rapport à [...]