Alors que la colère gronde dans le secteur du transport terrestre en Algérie, l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) lance un appel à la concertation. Une réunion nationale de la base ouvrière des taxis est prévue ce lundi 5 janvier au centre syndical d’Alger, sur fond de crise profonde touchant taxis, transporteurs de marchandises et poids lourds.
Secteur du transport sous tension
Depuis hier, les transporteurs lourds et de marchandises protestent contre le nouveau code de la route, jugé trop contraignant, ainsi que contre la hausse des coûts d’exploitation. Pièces de rechange hors de prix, pneus introuvables ou exorbitants et gasoil en constante augmentation asphyxient les professionnels. Les chauffeurs de taxi, bien que jusqu’ici en retrait, subissent les mêmes pressions : contrôles renforcés, sanctions accrues et charges galopantes.
Appel de l’UGTA à une réunion décisive
L’invitation de l’UGTA s’adresse aux secrétaires généraux, aux sections syndicales et aux bureaux de wilaya afin d’analyser la situation du transport terrestre. L’objectif est d’évaluer les répercussions des mesures récentes, d’examiner les différents scénarios et de décider des actions à mener dans l’intérêt des travailleurs, tout en préservant la paix sociale. Cette rencontre vise à désamorcer la crise avant toute escalade.
Les taxis rejoindront-ils la protestation ?
La question se pose désormais clairement : les chauffeurs de taxi vont-ils amplifier le mouvement lancé par les autres transporteurs ? La réunion de lundi pourrait être déterminante, en liant leur action à un boycott plus large contre le code de la route et les coûts prohibitifs. En l’absence de réponses concrètes des pouvoirs publics, une convergence des mobilisations paraît probable, avec le risque de paralyser Alger.
Au-delà d’une simple concertation, ce rendez-vous met à l’épreuve la crédibilité syndicale. Pour les taxis, il s’agit d’une ultime occasion d’être entendus avant une éventuelle grève unifiée. L’UGTA mise sur le dialogue, mais la pression s’intensifie. Une décision unanime pourrait marquer un tournant pour le transport urbain algérien et contraindre le gouvernement à réagir.