Débat télévisé des présidentielles : une confrontation plutôt tiède

Débat télévisé des présidentielles : une confrontation plutôt tiède

Le débat entre les cinq prétendants à la magistrature suprême, diffusé ce vendredi soir en direct sur toutes les chaines publiques et privées de télévision et à la radio, a duré plus de trois heures sans créer la surprise.

Des avalanches de promesses, d’engagements et de souhaits. des candidats sont intervenus sur le plateau télévisé du centre international de conférence CIC, dans un débat qui souffrait d’un manque flagrant de confrontation et de dynamisme politique.

Les questions des journalistes, choisies pour diriger ce débat et qui semblent avoir été bien préparées, n’ont pas dû attiser la curiosité des téléspectateurs. Les principaux thèmes proposés aux candidats, sont vagues et imprécis. Même le temps de réponse pour chaque candidat, limité à deux petites minutes, semble insuffisant et incompatible avec les sujets.

Deux minutes pour proposer des solutions politiques ou économiques pour le pays, semblent relever du miracle médiatique.

Ce qu’ont dit les cinq candidats :

Le candidat Ali Benflis a indiqué que le premier dossier qu’il ouvrira, une fois élu, sera le code électoral. « J’inclurai des lois qui empêcheraient la fraude », a-t-il souligné. Pour Benflis, la bureaucratie doit être éliminée et l’action politique ne doit pas être politisée.

Sur le plan économique, Benflis a indiqué que « la solution au chômage ne peut être que la création d’un climat des affaires sain et propre ». Il s’engage à créer une banque privée pour financer les petites et moyennes entreprises. Il s’engage aussi à numériser l’économie « afin d’éliminer la bureaucratie et de créer des emplois ».

Au sujet de notre communauté à l’étranger, Benflis a indiqué que les lois en vigueur sur les investissements entravent les membres de la communauté et les considèrent comme des étrangers et les empêchent de travailler en Algérie. Il a souligné la nécessité de mettre en place un conseil de compétences pour impliquer la communauté dans la prise des décisions en Algérie.

Quant au candidat Abdelkader Bengrina, il a affirmé au cours de ce débat qu’il faisait partie du mouvement populaire qui a permis de récupérer la liberté, le Hirak.

Sur le volet économique Bengrina a estimé que « les chiffres fournis par le gouvernement sur les taux d’inflation ne sont ni vrais ni faux ».

«Les personnes qui nous ont imposé le socialisme sont les mêmes qui ont appliqué le capitalisme », a-t-il souligné. « Les avantages sociaux devraient être dirigés vers les bénéficiaires sans insultes et en préservant leur dignité », a-t-il souligné.

Il a estimé aussi que « la récupération de l’argent de la contrebande renforcera notre diplomatie ».

Le candidat Abdelmadjid Tebboune est revenu sur le sujet crucial de l’argent volé par « la bande » et promet encore ;  « je récupérerai l’argent volé, si Dieu le veut ».

Au sujet du mouvement populaire, Tebboune dira que « si l’armée n’était pas vigilante, les conséquences auraient été désastreuses pour l’Algérie ». Il a ajouté que « le mouvement populaire dans ses premières semaines avait brisé les stéréotypes cultivés au sujet de l’Algérie ».

« Notre vie a été consacrée au service de la nation. Nous ne laisserons personne, à l’avenir, nous enlever la souveraineté populaire », a indiqué Tebboune en ajoutant « je m’engage à être fidèle à toutes les demandes du mouvement populaire et à m’engage auprès des Algériens pour mettre en œuvre toutes les promesses que j’ai faites lors de ma campagne ».

Le candidat aux prochaines élections présidentielles, Adzzedine Mihoubi, a affirmé, quant à lui, que son programme garantissait le dialogue entre tous les Algériens. Il a appelé ceux « qui descendent encore dans la rue à regarder vers l’avenir ».

Mihoubi a également promis de faire du 22 février, « une fête nationale pour la souveraineté populaire ».

Abdelaziz Belaïd, quant à lui, a indiqué que le 22 février est une révolution. Il a estimé qu’il était impossible d’aller vers une deuxième république. « Il faut que le peuple soit conscient et réaliste par rapport aux différents discours qui ne servent à rient », a-t-il souligné. « Je me suis présenté avec des mains propres. J’ai vécu vingt ans d’oppression. Je suis un enfant de l’indépendance qui veut prendre sa responsabilité devant vous », a avancé le candidat Belaïd.

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