Détenus d’opinion : une campagne de sensibilisation pour libérer plus de 200 personnes

Une campagne appelant à la libération des détenus d’opinion أطلڤوهم# (#Libérez-les) est lancée depuis le début de ce mois de Ramadan. Cette initiative est portée par des militants, des intellectuels, des associations et des médias algériens, dans le but de soutenir les détenus et leurs familles et rendre visible leur détention arbitraire.

L’objectif principal, en plus de celui de sensibiliser l’opinion, est principalement d’appeler à la clémence les autorités algériennes pour que soient libérés les détenus d’opinion. Les initiateurs espèrent pousser le chef de l’État à décréter une grâce présidentielle à l’occasion de l’Aïd al-Fitr.

Ainsi, l’opération prévoit la publication d’une douzaine de portraits et de biographies de détenus « représentatifs », représentant des femmes, des jeunes, des universitaires et de diverses origines régionales. Cela s’est fait avec l’accord de leurs familles et de leurs avocats, précise un des initiateurs de la campagne aux médias.

Selon les militants des droits de l’homme à l’origine de la campagne, ils seraient encore 228 personnes à être incarcérées pour avoir exprimé leur opinion.

Mohad Gasmi et les autres…

Pour le premier portrait de cette compagne, les initiateurs ont décidé de diffuser celui de Mohad Gasmi. Ce père de famille de 49 ans, originaire d’Adrar (sud), est identifié comme le « plus ancien » détenu. Il purge une peine de deux années de prison pour des publications sur les réseaux sociaux. Sa biographie rappelle que, plus jeune, il militait déjà pour les droits des chômeurs en 2011 avant d’embrasser, en 2015, une autre cause : celle de la lutte des jeunes des régions du Sahara algérien contre l’exploitation du gaz de schiste.

Des contacts avec des associations françaises actives dans le domaine de l’environnement ont valu à Mohad Gasmi une condamnation à trois ans de prison, dont deux ferme.

D’autres portraits sont emblématiques, à l’image de celui de Mohamed Tadjadit, surnommé le « poète du hirak ». Le 29 janvier, il a été arrêté pour la septième fois, puis placé sous mandat de dépôt pour des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

Mais la personnalité la plus emblématique parmi eux est le patron de presse Ihsane El Kadi, condamné en juin 2023 à sept ans de prison, dont cinq ans ferme, officiellement pour avoir reçu des fonds de l’étranger. « Son arrestation est survenue quelques jours après des écrits sur la politique algérienne, notamment un article sur la prochaine présidentielle ainsi qu’un tweet contestant des chiffres avancés par les autorités. S’est ensuivie la constitution, a posteriori, d’un semblant de dossier d’accusation », avait expliqué Reporters sans frontières (RSF) à l’époque.

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