Alors que le mois de février entame sa deuxième semaine, le marché noir des devises s’inscrit dans une phase de stagnation. Ce samedi 7 février 2026, l’euro maintient ses positions face au dinar algérien, affichant une stabilité qui tranche avec les fluctuations habituelles du Square Port-Saïd.
Un calme plat sur les principales places de change
Les cambistes n’ont pas modifié leurs tableaux de bord aujourd’hui. Les cotations restent strictement identiques à celles observées jeudi et vendredi derniers. Actuellement, le billet de référence de 100 euros s’échange à 28 150 dinars à la vente. Pour ceux qui souhaitent céder leur monnaie unique, les acheteurs du marché noir proposent 27 850 dinars pour 100 euros.
Cette absence de mouvement témoigne d’un équilibre précaire. En effet, l’offre et la demande se neutralisent mutuellement en ce moment. Cette situation de statu quo fige le taux de change, offrant un répit temporaire aux importateurs et aux voyageurs.
Pourquoi l’euro pourrait fléchir d’ici peu
Toutefois, cette accalmie pourrait ne pas durer. Les professionnels du secteur anticipent déjà un virement de tendance. Selon un cambiste interrogé, une baisse de l’euro est probable à l’approche du mois sacré du Ramadhan. Historiquement, les deux premières semaines du mois de jeûne sont marquées par une dépréciation de la monnaie européenne.
Ce recul prévisible repose sur deux leviers économiques majeurs :
- Le retour de la diaspora : De nombreux Algériens résidant à l’étranger choisissent de passer le Ramadhan en famille. Leur arrivée massive génère une injection importante de devises sur le marché informel. Cette hausse soudaine de l’offre pèse naturellement sur les cours.
- La chute de la demande touristique : Pendant le mois de carême, les Algériens boudent les destinations étrangères. À l’exception notable des pèlerins en partance pour la Omra, le flux de voyageurs diminue drastiquement. La demande en monnaie étrangère se raréfie donc mécaniquement.
Une mécanique de marché implacable
Le constat est clair : moins de demande conjuguée à une offre plus abondante entraîne inévitablement une baisse des prix. Si ce scénario se confirme, le dinar pourrait reprendre des couleurs face à l’euro dans les prochains jours.
Pour l’heure, les acteurs du marché noir scrutent les premiers mouvements de voyageurs. La stabilité de ce samedi 7 février n’est peut-être que le calme avant la transition saisonnière du Ramadhan.
















