Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a vivement critiqué le bilan du gouvernement, marocain, dirigé par Aziz Akhannouch, l’accusant de ne pas avoir réussi à réduire les inégalités sociales et territoriales entre les régions du Royaume.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion consacrée à l’examen du dernier rapport de la Cour des comptes du Maroc, le parti d’opposition estime que les données officielles confirment « l’échec » de plusieurs engagements structurants de l’exécutif, notamment en matière de cohésion sociale et d’efficacité des politiques publiques.
Protection sociale sous pression
Le PPS pointe particulièrement les difficultés du chantier de la généralisation de la protection sociale. Selon le parti, près de 11 millions de Marocains resteraient en dehors d’une couverture médicale effective. Il dénonce également la prédominance du secteur privé dans les dépenses d’assurance maladie, ainsi que les incertitudes entourant le financement et la pérennité du système.
Le programme d’aide sociale directe est lui aussi jugé insuffisant, le parti appelant à dépasser une logique de gestion de la précarité pour aller vers une véritable consolidation des revenus des ménages vulnérables.
Réformes économiques en retard
Sur le plan économique, le PPS met en avant plusieurs blocages structurels : absence de contractualisation nationale autour de l’investissement, lenteur dans la réforme des établissements et entreprises publics, retard dans la refonte de la fiscalité locale et manque d’évaluation de l’impact socio-économique des exonérations fiscales.
Le parti appelle à un changement d’orientation des politiques publiques, estimant que les rapports des institutions nationales devraient renforcer la culture de reddition des comptes et servir de levier pour des réformes plus efficaces.
Gouvernance et régulation des médias
Enfin, le PPS a exprimé son inquiétude concernant la gestion du dossier de réorganisation du Conseil national de la presse, critiquant l’approche jugée unilatérale du gouvernement. Il estime qu’à la suite de la décision de la Cour constitutionnelle invalidant certaines dispositions du texte encadrant l’institution, un dialogue élargi avec les professionnels du secteur aurait été nécessaire.
















