La Société nationale de commercialisation et de distribution des produits pétroliers (Naftal) est montée au créneau samedi pour dénoncer le blocage de l’approvisionnement en carburants. L’entreprise publique menace de résilier les contrats des transporteurs grévistes et d’engager des poursuites judiciaires.
Paralysée dans sa mission de service public, la compagnie Naftal a adressé une mise en demeure formelle aux transporteurs de carburants et de gaz pétrolier liquéfié (GPL) sous contrat. Dans une note rendue publique, la société exige une reprise « immédiate » du ravitaillement des dépôts et de la distribution des produits.
Un constat de rupture contractuelle
Le constat de Naftal est sans appel : le refus des prestataires d’assurer leurs missions depuis le 31 décembre 2025 est qualifié de « violation des clauses contractuelles ». L’entreprise souligne que ce débrayage constitue un manquement grave aux obligations liant les transporteurs privés à la société nationale, entraînant par ricochet une perturbation majeure de l’approvisionnement du marché national.
Ne se contentant plus d’un simple rappel à l’ordre, Naftal brandit désormais l’arme juridique. L’entreprise prévient qu’en cas de persistance du mouvement, elle procédera à la résiliation pure et simple des contrats de transport « aux torts exclusifs » des prestataires défaillants.
Plus grave encore, la société nationale affirme se réserver le droit d’engager des actions civiles et pénales à l’encontre des transporteurs concernés. Ces derniers pourraient ainsi être tenus pour responsables devant les tribunaux des conséquences de leurs « fautes » sur la continuité du service public.
Cette offensive de Naftal intervient alors que la tension monte dans les stations-service, illustrant la détermination de l’État à rétablir la chaîne logistique énergétique du pays.