Après plusieurs années marquées par un stress hydrique persistant, les barrages algériens enregistrent une amélioration notable. Le taux de remplissage national a atteint 38 %, soit 2,9 milliards de mètres cubes, selon une déclaration faite hier à El Chourouk par Mohammed Bakheta, coordinateur principal de l’Agence nationale des barrages et des transferts (ANTB). Un chiffre qui marque un tournant, dans un contexte longtemps dominé par la faiblesse des précipitations, notamment dans l’ouest du pays.
« 2,9 milliards de mètres cubes, soit 38 % de taux de remplissage à l’échelle nationale. C’est un pourcentage important après des années de sécheresse », a affirmé le responsable, soulignant que cette amélioration est directement liée aux dernières pluies enregistrées à travers plusieurs régions du pays.
354 millions de m³ en une semaine et la solidarité hydrique en ligne de mire
Selon Mohammed Bakheta, les barrages algériens ont enregistré plus de 354 millions de mètres cubes en une seule semaine, grâce aux précipitations récentes. « C’est un signe de bon rendement après les pluies qui durent depuis plus d’une semaine », a-t-il expliqué.
Face aux déséquilibres régionaux, l’ANTB mise désormais sur une politique de solidarité hydrique. « Nous visons à renforcer les transferts entre barrages à travers les canalisations, afin de soutenir les régions les plus en difficulté », a précisé le coordinateur, évoquant une solution pragmatique à court terme en attendant une stabilisation durable du régime pluviométrique.
Un nouveau BMS attendu sur 27 wilayas, un facteur clé pour les barrages
Cette dynamique pourrait se renforcer davantage. Un nouveau bulletin météorologique spécial (BMS) a été annoncé pour ce samedi, concernant 27 wilayas. Cette situation pourrait contribuer à améliorer encore le niveau des retenues, après plusieurs années où la pluviométrie est restée faible, notamment dans l’ouest algérien.
Pour les autorités hydrauliques, ces données confirment une tendance encourageante, sans pour autant relâcher la vigilance. La gestion rationnelle de l’eau, les transferts interrégionaux et l’anticipation des aléas climatiques restent au cœur de la stratégie nationale, dans un pays toujours exposé aux effets du changement climatique.
















