En Chine, une grande volatilité caractérise les marchés obligataires

En Chine, une grande volatilité caractérise les marchés obligataires
Le Shanghai Stock Exchange (photo : Wikipedia)

L’imprévisibilité qui caractérise la place Shanghai fait écho au ralentissement de l’économie chinoise. La Chine n’enregistre plus qu’une croissance de 7,4 %.

 

 

Lundi, à l’ouverture, Shenzhen et Pékin grimpaient respectivement de +2,31% et de 1,77%. Sous les coups de la baisse des taux d’intérêts, le Shanghai composite perdait 3,45% tandis que Shenzhen diminuait de 6,18%. Cotée à Hong Kong, la China National Offshore Oil Corporation (partenaire du groupe Sonatrach dans l’exploration des gisements des basins de Berkine et qui a signé des contrats gaziers en Algérie), abandonnait 1,62%.

Déjà vendredi, la place de Shanghaï perdait 7,4% à la clôture, chutant même à 8,5% au plus bas de la journée. Seuls deux valeurs ont connu une hausse. La place de Shenzhen a chuté de 7,9%. Le Hang Seng China Enterprises, index qui rassemble les grandes entreprises chinoises cotées à Hong Kong, atterrit à 2,8.

Chi Lo, économiste à la BNP Paribas Investment Partners, a toutefois déclaré au Financial Times ne pas penser que « Pékin paniquera… Pékin est mal à l’aide avec la hausse rapide de ses marchés. C’est trop rapide. » Les places boursières chinoises nous ont habitués aux croissances exponentielles. Précisons ainsi que ces semaines de baisses consécutives s’inscrivent dans une augmentation annuelle de 104% de la place.

 

Volatilité

 

L’imprévisibilité qui caractérise la place Shanghai fait écho au ralentissement de l’économie chinoise. La Chine n’enregistre plus qu’une croissance de 7,4 %.

La Banque centrale chinoise (PBOC) a décidé de baisser son taux d’intérêt à trois reprises entre novembre 2014 et mai 2015. Le but étant de stabiliser le taux de croissance en stimulant l’emprunt. La PBOC a de nouveau réduit ses taux directeurs le 27 juin.

Parmi les facteurs du ralentissement de la croissance chinoise, on dénombre les problèmes propres au secteur immobilier. Les promoteurs rencontrent beaucoup d’invendus. Par ailleurs, la pratique du margin trading a contribué à la boulimie des places boursières. Le margin trading consiste à concéder, expressément, des prêts pour l’investissement en bourse. Le taux d’endettement des investisseurs sur les places de Shanghai et Shenzhen est important.

Les régulateurs ont annoncé leur intention d’endiguer cette pratique. Les investisseurs s’attendent au plafonnement du recours au margin trading. Et un certain nombre d’entre eux se sont séparés des actions financées grâce au levier de l’endettement, ce qui explique la baisse que subissent les marchés actuellement.

 

 

 

 

 

 

 

Actualités

Disparités régionales au Maroc : le Parti du progrès et du socialisme critique le gouvernement

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a vivement critiqué le bilan du gouvernement, marocain, dirigé par Aziz Akhannouch, l’accusant de ne pas avoir réussi [...]
Actualités

La Tunisie diminue son service de la dette et consolide ses réserves en devises

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) fait état d’une nette amélioration des principaux indicateurs monétaires et financiers à la date du 20 février 2026, marquée par [...]
Actualités

Afrique-BEI 2025 : le Maroc capte les principaux financements

Le Maroc figure parmi les principaux bénéficiaires africains des financements du Groupe Banque européenne d’investissement (BEI) en 2025. Selon les données communiquées début 2026, la BEI [...]
Á la une

Tarifs douaniers : ramenée de 30% à 10%, l’Algérie sort gagnante du chaos commercial américain

Frappée à 30% par les tarifs Trump depuis le printemps 2025, Alger se retrouve mécaniquement avantagée par l’arrêt du 20 février 2026 qui ramène tous les [...]
Actualités

Alors que le débat public est figé sur le pétrole, l’Algérie bascule dans l’ère du gaz

Sans annonce ni rupture visible, le gaz naturel est en train de prendre la place du pétrole comme première source de revenus extérieurs de l’Algérie. Ce [...]
Actualités

Dette : l’Algérie s’en sort mieux que nombre de pays africains…pour l’instant

On a longtemps regardé l’Afrique comme un bloc indistinct, englué dans la dette et l’instabilité. Les chiffres du FMI invitent à une lecture plus rigoureuse et [...]