Une vingtaine de centrales photovoltaïques doivent entrer en service au cours de l’année. Le gaz économisé sera redirigé vers l’exportation.
Après des années de retard sur ses objectifs, l’Algérie accélère enfin dans le solaire. Dix-neuf centrales photovoltaïques doivent être mises en service progressivement en 2026. Jusqu’ici, le pays produisait la quasi-totalité de son électricité à partir du gaz, une anomalie pour un territoire qui compte parmi les plus ensoleillés au monde. Le programme comprend quinze centrales d’une puissance totale de 2 000 MW et cinq autres dans le cadre du projet “Solar 1000”.
Les sites sont répartis sur une douzaine de wilayas du Sud et des Hauts Plateaux, de Béchar à Biskra en passant par Laghouat et Touggourt. Neuf d’entre elles, pour 1 480 MW, devraient être raccordées au réseau d’ici l’été.
En décembre dernier, le ministre de l’Énergie Mourad Adjal s’est rendu à Laghouat pour annoncer la mise en service de la centrale de Sidi Saâd fin mai. D’une puissance de 200 MW, elle a été confiée à un consortium chinois. À Biskra, la centrale de Ghrous- la plus grande du programme- s’étend sur 400 hectares avec près de 380 000 panneaux.
Quatre milliards de mètres cubes de gaz économisés
Selon le ministère, ces centrales permettront d’économiser plus de quatre milliards de mètres cubes de gaz par an. Des volumes qu’Alger compte bien rediriger vers ses clients européens. Car l’Algérie est devenue en 2025 le premier fournisseur de gaz du continent, devant les États-Unis et la Russie.
Elle approvisionne déjà l’Espagne et l’Italie via les gazoducs Medgaz et Transmed. Et la décision de l’Union européenne, en décembre, d’interdire progressivement le gaz russe d’ici 2027 lui ouvre de nouvelles marges de manœuvre. Ce programme de 3 000 MW n’est qu’un début. L’Algérie vise 15 000 MW de renouvelables à l’horizon 2035.
















