Financement, formation, sous-traitance…l’agence déploie son arsenal pour ancrer les micro-entreprises dans l’économie réelle.
Dix mille micro-projets à accompagner cette année. C’est l’ambition qu’affiche la NESDA, l’agence publique dédiée à l’entrepreneuriat, par la voix de Farid Meddouche, son directeur du développement des programmes, invité jeudi sur la Chaîne 3.
L’opération repose sur un triptyque classique mais structuré : des conventions de financement avec des partenaires institutionnels, des formations à la gestion- assurées par des formateurs certifiés par l’OIT- et un accompagnement qui ne s’arrête pas à la création de l’entreprise. Les Centres de développement de l’entrepreneuriat (CDE), déployés sur le territoire, servent de relais.
Miser sur la sous-traitance pour éviter la casse
Car c’est souvent après le lancement que tout se complique. Pour éviter que les jeunes pousses ne meurent faute de clients, la NESDA veut jouer les entremetteuses, et ce, avec l’objectif de faire conclure 500 contrats de sous-traitance entre micro-entreprises et donneurs d’ordre déjà installés. L’idée est d’intégrer ces petites structures dans des chaînes de valeur existantes plutôt que les laisser chercher seules leur marché. Une direction dédiée à l’évaluation des risques et au financement a d’ailleurs été créée l’an dernier pour piloter ce volet.
Côté outils, l’agence a sorti en 2025 quatre plateformes maison : NESDA Academy pour la formation en ligne, NESDA Writing pour évaluer les projets sur une grille standardisée, NESDA Tracking pour le suivi terrain, et MyProject, qui permet aux porteurs de s’inscrire et de suivre leur dossier sans se déplacer.
















