Le gouvernement de coalition espagnol a scellé ce lundi un accord d’envergure avec Podemos, partenaire parlementaire de la majorité, pour lancer une régularisation extraordinaire des migrants en situation irrégulière, une mesure qui pourrait concerner jusqu’à un demi-million de personnes.
Cette annonce majeure a été faite par l’eurodéputée Irene Montero lors d’un meeting à Madrid, avant d’être confirmée dans la foulée par le ministère de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations. Le dispositif sera officiellement lancé dès ce mardi en Conseil des ministres par le biais d’un décret-loi royal, permettant une application immédiate, sous réserve de sa validation ultérieure par le Congrès des députés dans les délais constitutionnels. Ce choix de procédure répond à l’urgence sociale invoquée par les partenaires de la majorité et vise à débloquer un dossier enlisé autour de l’Initiative législative populaire déposée au Parlement depuis plusieurs mois.
Les critères d’éligibilité et le processus administratif
Le nouveau décret établit des conditions précises pour bénéficier de cette régularisation exceptionnelle. Les candidats devront prouver leur présence sur le territoire espagnol avant le 31 décembre 2025 et justifier d’au moins cinq mois de résidence effective au moment du dépôt de leur demande. Pour attester de cette présence, l’administration acceptera un large éventail de preuves allant de l’inscription au registre municipal (padrón) aux rendez-vous médicaux, en passant par des contrats de location, des factures d’électricité ou des reçus d’envoi de fonds. Un critère de moralité est également requis, les demandeurs ne devant pas présenter d’antécédents pénaux jugés graves.
Une fois la demande déposée, toute procédure d’expulsion ou d’ordre de retour pour motifs administratifs sera immédiatement suspendue. L’admission du dossier ouvrira automatiquement droit à un permis de résidence provisoire incluant l’autorisation de travail et l’accès aux services fondamentaux, notamment les soins de santé. En cas de décision favorable, l’étranger recevra un titre de séjour d’un an, renouvelable ensuite dans le cadre du régime général des étrangers.
Un tournant politique et une confirmation gouvernementale
Bien que l’annonce initiale ait été faite par Podemos, les socialistes du gouvernement ont rapidement validé la teneur de l’accord. Le ministère de l’Inclusion a souligné que la mesure vise à garantir les droits et la sécurité juridique d’une population déjà intégrée dans la réalité sociale du pays mais maintenue dans la précarité. Ce geste politique intervient dans un contexte européen marqué par la crispation migratoire et se veut une réponse directe aux discours de la droite et de l’extrême droite.
Pour l’exécutif, cette régularisation relève à la fois de la justice sociale et de la nécessité économique, notamment pour des secteurs comme l’agriculture, la construction ou les services, confrontés à une pénurie chronique de main-d’œuvre.
La dixième opération de régularisation extraordinaire en Espagne
Cette initiative marquera la dixième opération de régularisation extraordinaire dans l’histoire démocratique espagnole. Le premier grand processus remonte à 1986, peu après l’adhésion de l’Espagne à la Communauté économique européenne, et avait concerné environ 44 000 personnes. D’autres vagues ont suivi en 1991 sous Felipe González puis en 1996.
La droite a également piloté ce type d’opérations, notamment sous les gouvernements de José María Aznar en 2000 et 2001, qui ont permis de régulariser plus de 400 000 personnes au total. Mais la référence majeure reste la campagne de 2005 menée par le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero, avec près de 576 000 travailleurs étrangers régularisés, une décision alors controversée au sein de l’Union européenne mais qui avait permis de faire émerger une large part de l’économie souterraine.
Avec l’annonce de ce 26 janvier 2026, l’Espagne semble renouer avec cette tradition de régularisations massives pour répondre aux défis du vieillissement démographique et du marché du travail.
Espagne : Accord historique pour la régularisation massive de 500 000 migrants


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