Espagne-Israël : Sánchez dénonce un génocide et officialise l’embargo total sur les armes

Pedro Sanchez: l'Espagne est du bon coté de l'histoire - Photo DR

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a annoncé lundi 8 septembre l’approbation par le Conseil des ministres d’un décret-loi qui instaurera légalement un embargo complet sur la vente et l’achat d’armes à Israël. Cette mesure, à valider par le Congrès, est une réponse à ce que Sánchez a qualifié de « génocide » contre la population de Gaza.

Lors de sa comparution au palais de la Moncloa, le chef de l’exécutif a souligné que l’Espagne allait plus loin que la plupart de ses partenaires européens. Tout en réaffirmant la condamnation des attaques du Hamas, il a insisté sur le caractère disproportionné des opérations militaires israéliennes, qu’il a décrites comme « une extermination injustifiable de la population civile » ayant déjà causé, selon lui, des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés.

Au-delà de l’embargo, le gouvernement espagnol entend renforcer les restrictions de transport, en interdisant l’accès aux ports du pays aux navires qui approvisionnent l’armée israélienne en carburant, ainsi que l’entrée dans l’espace aérien espagnol aux aéronefs transportant du matériel militaire. Sánchez a également annoncé des sanctions individuelles visant à interdire l’accès au territoire espagnol aux responsables politiques ou militaires impliqués dans la répression à Gaza.

“Du bon côté de l’histoire”

Sur le plan humanitaire, Madrid prévoit d’accroître son soutien à la population palestinienne. Dix millions d’euros seront alloués à l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) . Une enveloppe supplémentaire de 150 millions d’euros d’aide humanitaire sera allouée.

Sánchez a toutefois reconnu que la portée de ces décisions demeure limitée, l’Espagne n’ayant pas le poids stratégique d’autres acteurs internationaux, en particulier les États-Unis. Mais il a défendu la nécessité de « montrer un chemin » et de prouver que son pays se situe « du bon côté de l’histoire » dans l’un des épisodes les plus sombres du siècle.

Face aux critiques qui réclamaient une rupture totale des relations diplomatiques avec Israël, notamment au sein de sa coalition gouvernementale, le président a rejeté cette option, jugée contre-productive. Avec ce décret et les mesures qui l’accompagnent, l’Espagne confirme sa volonté d’adopter une position singulière en Europe, en assumant un rôle plus actif dans la dénonciation de la guerre à Gaza et en accentuant la pression diplomatique et humanitaire sur le gouvernement israélien.

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