L’Algérien Issad Rebrab reste le 11ᵉ milliardaire africain selon le classement Forbes 2025, avec une fortune de 3 milliards de dollars. Hors du Top 10, il n’en est pas loin.
Cinquième milliardaire africain en 2021 avec une fortune estimée à 5,1 milliards de dollars, Issad Rebrab est resté à la 11ᵉ place depuis 2023. En 2025, il conserve cette position, mais sa fortune a évolué, passant de 2,5 à 3 milliards de dollars.
Cette trajectoire illustre bien les paradoxes du capitalisme algérien -et, plus largement, africain- fait d’ascensions rapides, de reculs brutaux et de repositionnements sous contrainte politique et judiciaire. Elle place désormais Issad Rebrab aux portes d’un cercle extrêmement fermé, dominé par quelques grandes figures continentales dont les fortunes éclipsent le reste du classement.
Le Nigérian Aliko Dangote en tête
En tête figure le Nigérian Aliko Dangote, avec plus de 25 milliards de dollars, bâti sur un empire industriel allant du ciment au raffinage pétrolier, suivi par le Sud-Africain Johann Rupert, dont les 16 milliards proviennent du luxe mondial à travers le groupe Richemont. La troisième place revient à Nicky Oppenheimer, héritier de la dynastie diamantifère sud-africaine, avec plus de 10 milliards de dollars, tandis que l’Égyptien Nassef Sawiris, première fortune d’Afrique du Nord, occupe la quatrième place avec plus de 8 milliards, issus du ciment, des engrais et du BTP.
Le Nigérian Abdul Samad Rabiu se classe cinquième avec près de 8 milliards grâce à son groupe BUA, devant son compatriote Mike Adenuga, sixième, dont la fortune dépasse 6 milliards dans les télécommunications, le pétrole et la finance. Le septième rang revient à l’Égyptien Naguib Sawiris, reconverti avec succès dans le secteur minier, suivi du Sud-Africain Koos Bekker, dont la richesse est liée à l’investissement historique de Naspers dans Tencent. Les deux dernières places du Top 10 sont détenues par l’Égyptien Mohamed Mansour et le Sud-Africain Patrice Motsepe, chacun autour de 3,5 milliards de dollars.
Un symbole du capitalisme algérien
Dans ce classement très concentré, dominé par le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Égypte, Issad Rebrab apparaît comme le premier milliardaire africain hors du Top 10, symbole d’un capitalisme industriel algérien à la fois puissant, marginal et structurellement vulnérable.
Hors du Top 10 mais tout près, le classement 2025 de Rebrab reste loin de l’époque où sa fortune culminait à plus de 5 milliards, portée par l’expansion internationale de Cevital et une valorisation élevée de ses actifs industriels. Le retournement a débuté en 2020, après une condamnation pour des infractions fiscales, bancaires et douanières, suivie d’une interdiction d’exercer toute activité économique dirigeante.
















