L’Algérie a enregistré en janvier 2026 un recul marqué de ses livraisons de GNL, sur fond de maintenance prolongée de ses infrastructures.
Le début d’année est délicat pour la filière gazière algérienne. D’après Attaqa, les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) de l’Algérie ont atteint 440 000 tonnes en janvier 2026, soit une chute de près de 23 % par rapport aux 571 000 tonnes expédiées en décembre 2025.
Ce recul s’inscrit dans une trajectoire baissière amorcée l’an dernier. En 2025, les exportations de GNL se sont établies à 9,54 millions de tonnes, contre 11,62 millions en 2024 et 13,45 millions de tonnes en 2023, un record sur dix ans.
Les opérations de maintenance en cours sur les installations de liquéfaction ont temporairement limité les capacités d’exportation du pays, rapporte Attaqa, citant l’Energy Research Unit basée à Washington. Les volumes de janvier 2026 affichent toutefois une progression de 13 % en glissement annuel, les 389 000 tonnes de janvier 2025 ayant constitué un plancher historique.
La Turquie premier client, la France en hausse
En janvier, les livraisons se sont réparties entre trois destinations. La Turquie conserve sa place de premier acheteur avec 276 000 tonnes, contre 186 000 tonnes en janvier 2025. La France suit avec 130 000 tonnes, en progression par rapport aux 98 000 tonnes enregistrées un an plus tôt. L’Italie reçoit pour sa part 33 000 tonnes.
Sur l’ensemble de l’année 2025, cinq marchés européens ont absorbé 96 % du GNL algérien, la Turquie dominant le classement. L’Algérie est par ailleurs parvenue à accroître ses parts de marché en Italie et au Royaume-Uni malgré le recul global des volumes, selon Attaqa.
Sonatrach et la compagnie turque Botaş négocient actuellement une prolongation de trois ans de leur contrat de fourniture de GNL à compter de 2028, pour un volume annuel de 4,4 milliards de mètres cubes, d’après Attaqa. Ce partenariat, qui remonte à 1988, pourrait intégrer des ajustements tarifaires liés à l’évolution du marché mondial.
Deuxième exportateur par gazoduc vers l’Europe
Selon l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP), l’Algérie a acheminé quelque 30 milliards de mètres cubes de gaz par pipeline en 2025. Elle se positionne ainsi comme le deuxième fournisseur de l’Europe par cette voie, derrière la Norvège, et devant les volumes combinés de la Russie, de l’Azerbaïdjan et de la Libye.
La production globale de gaz naturel accuse également un ralentissement. Sur les onze premiers mois de 2025, elle s’est établie à 92,41 milliards de mètres cubes, avec un creux particulièrement marqué en avril, selon les données de la Joint Organisations Data Initiative (JODI).
















