Les Algériens ont vécu, ce dimanche 4 janvier, une journée exceptionnelle. En cause : la grève nationale des transporteurs de voyageurs et de marchandises, largement suivie à travers le pays. Dès les premières heures de la matinée, le quotidien de millions de citoyens a été bouleversé.
Travailleurs et étudiants ont été les premiers touchés. La quasi-totalité n’a pas pu rejoindre leurs lieux de travail ni les bancs de l’université. L’absence des bus et le retrait d’une grande partie des taxis collectifs ont paralysé les déplacements, notamment dans les grandes villes.
Pour les bus, le suivi du débrayage est massif. Sur l’ensemble du territoire national, la quasi-totalité des bus relevant du secteur privé n’ont pas démarré ce matin-là. Cette situation a créé d’énormes difficultés pour les usagers, contraints de marcher sur de longues distances ou de renoncer à leurs déplacements.
Selon des informations locales, le taux de suivi de la grève par les transporteurs privés dépasse les 90 % dans plusieurs wilayas. C’est notamment le cas à Sétif, Béjaïa, Tizi Ouzou et Alger. Le transport inter-wilayas est, quant à lui, pratiquement à l’arrêt dans toutes les régions du pays.
Cependant, la perturbation ne s’est pas limitée aux longues distances. Le transport urbain et intercommunal a également été fortement impacté. Dans ce contexte, seuls les bus appartenant aux entreprises publiques ont continué à circuler, assurant un service minimal.
Du côté des grévistes, le message est clair. Le mouvement de protestation se poursuivra tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites. En tête de liste figure le retrait immédiat et inconditionnel du projet d’amendement du Code de la route, adopté en décembre dernier par l’Assemblée populaire nationale.
Ces amendements introduisent un durcissement significatif des sanctions et des peines à l’encontre des conducteurs contrevenants. Des dispositions jugées excessives et disproportionnées par les professionnels du transport.
Par ailleurs, les transporteurs réclament l’actualisation des tarifs en vigueur, inchangés depuis 2018. Cette révision est, selon eux, indispensable pour faire face à la récente hausse des prix du carburant. Enfin, ils exigent une meilleure disponibilité des pièces détachées, devenue un problème structurel pour le secteur.
















