Dans son communiqué final, le FFS exprime « avec la plus grande fermeté » son rejet de cette décision qu’il juge socialement injuste et économiquement dangereuse. Le FFS exprime, « avec la plus grande fermeté, son opposition à la hausse brutale des prix des carburants, imposée dès le premier jour de la nouvelle année, sans le moindre préavis, sans débat public et en l’absence de toute justification transparente », indique le communiqué. « Cette décision unilatérale constitue un reniement manifeste des engagements officiels de l’État en matière de protection du pouvoir d’achat et de lutte contre l’inflation. Prise en dehors de tout cadre budgétaire clair, cette mesure est socialement injuste et économiquement lourde de conséquences. Elle touchera de plein fouet les ménages algériens et alimentera la spirale inflationniste aux effets néfastes et durables », ajoute le texte. « Par ce choix, le pouvoir consacre l’improvisation comme mode de gouvernance économique et entretient l’illusion monétaire, au détriment d’une véritable stabilité sociale, les récentes revalorisations des retraites et du salaire national minimum garanti étant vouées à être rapidement absorbées par le retour de l’inflation », relève encore le FFS.
Pour le parti de YOucef Aouchiche, cette hausse des prix des hydrocarbures aura des effets en cascade sur l’ensemble de l’économie nationale, en renchérissant les coûts du transport, des biens de consommation et des services, aggravant ainsi la pression sur un pouvoir d’achat déjà fragilisé.
Code de la route : un autre exemple de gouvernance improvisée
Au-delà de la question des hydrocarbures, le FFS établit un lien direct entre cette décision et ce qu’il considère comme une méthode de gouvernance fondée sur l’improvisation. Le parti cite, à ce titre, la séquence ayant entouré l’adoption du nouveau Code de la route.
Le FFS déplore une réforme « adoptée dans la précipitation par l’Assemblée populaire nationale, sans aucune concertation avec les acteurs concernés », qui a provoqué « un mouvement de grève massif » avant un recul tout aussi précipité des pouvoirs publics. Selon le parti, ce cafouillage institutionnel « confirme l’absence d’anticipation et de vision globale dans la conduite des affaires publiques » et illustre « une gouvernance au jour le jour, incapable d’évaluer en amont les impacts sociaux et économiques de ses propres décisions ».
Pour le FFS, qu’il s’agisse de la hausse des prix des hydrocarbures ou du Code de la route, ces épisodes traduisent un même dysfonctionnement : des décisions majeures prises sans concertation, sans transparence et sans considération suffisante pour leurs conséquences sociales.
















