L’huile d’olive algérienne s’est imposée comme l’une des grandes attractions de la foire internationale de l’agriculture organisée à Paris cette année. Dans les allées animées du salon, où se croisent producteurs, acheteurs et passionnés de terroir, le pavillon algérien a attiré un flux constant de visiteurs curieux de découvrir des saveurs encore peu connues du grand public européen. Entre dattes, figues sèches et produits artisanaux, c’est pourtant l’or vert qui a capté l’attention.
Les exposants algériens ont misé sur la dégustation et l’échange direct avec les visiteurs. Avec plus de 100 mètres carrés au pavillon 7, les produits algériens étaient largement représentés.
De l’ombre à la lumière : un produit autrefois méconnu qui gagne du terrain
Longtemps restée un secret bien gardé des familles algériennes, l’huile d’olive franchit désormais les frontières avec une assurance nouvelle. Sid Ali Chérif, responsable de l’Huile Maatkas, témoigne de cette fidélité qui dépasse les espérances : « Notre objectif, c’est que nos produits soient connus. Chaque année, je participe à cet événement, il y a des gens qui viennent spécialement pour nos produits ».
La percée n’est pas seulement symbolique, elle est logistique. Cette huile est désormais « disponible en Belgique et en Allemagne » et bénéficie même d’un « dépôt à Valenciennes », avec des lignes déjà tracées vers « le Canada et l’Amérique ». Si Sid Ali Chérif reconnaît que « du côté de l’emballage, c’est vrai, on est très loin », il reste intraitable sur le contenu : « Concernant la qualité d’huile, notre huile est la meilleure ». Un constat partagé par les visiteurs, comme cette habituée qui confie : « Je viens chaque année, je viens d’acheter tous les produits […] je viens spécialement pour acheter ces produits Thala ».
Valoriser le label national : l’extra-vierge comme fer de lance
Le succès actuel n’est pas le fruit du hasard, mais d’un travail de fond sur la qualité commencé il y a plus d’une décennie. Le responsable de l’huile Beghelia rappelle ce chemin parcouru : « L’émergence de l’extra-vierge en Algérie n’est pas d’hier, ça fait 15 ans que je travaille sur la qualité en Algérie ». À l’époque, se souvient-il, « personne ne connaissait l’extra-vierge », alors qu’aujourd’hui, le secteur récolte « des médailles, plusieurs prix et distinctions ».
L’objectif est désormais clair : promouvoir le produit national pour ce qu’il est, un produit d’exception. Au stand de l’huile Thala, on insiste sur ce qui fait la différence : « Les gens trouvent cette saveur et le fait maison. Nos clients sont toujours satisfaits ». Cette réussite est avant tout humaine, un « hommage à tous les gens qui ont participé au respect de ces recettes ».
Ici, on ne cherche pas seulement à vendre, on cherche à affirmer une identité. Comme le résume un producteur : « Le produit parle de lui-même, et c’est le produit national qui est valorisé, ce qui est très important ».
















