La compagnie britannique Sunny Hill Energy a obtenu gain de cause dans son différend avec Sonatrach. L’arbitrage, rendu le 9 décembre, fait suite à la résiliation unilatérale du contrat de partage de production d’Isarene en avril 2021.
Sunny Hill Energy Limited, société pétrolière et gazière privée basée à Londres, vient de remporter une bataille juridique de quatre ans contre Sonatrach. La sentence arbitrale, rendue le 9 décembre 2025, donne raison à la compagnie britannique dans le contentieux qui l’opposait au géant algérien depuis la rupture du contrat de partage de production sur le périmètre d’Isarene.
Le différend remonte à avril 2021, lorsque Sonatrach avait unilatéralement mis fin au contrat de partage de production liant les deux parties. Cette résiliation avait ouvert la voie à une procédure d’arbitrage international, mécanisme classique dans l’industrie pétrolière pour régler les litiges commerciaux entre États et compagnies privées.
La sentence arbitrale ordonne désormais à Sonatrach de verser des paiements à Petroceltic Ain Tsila Limited, filiale à 100% de Sunny Hill Energy. Le montant exact de la condamnation n’a pas été communiqué dans l’annonce officielle de la compagnie britannique.
Remboursement des obligations anticipé
Sunny Hill Energy précise toutefois que, sous réserve du recouvrement effectif des sommes auprès de Sonatrach, elle prévoit de rembourser intégralement les obligations subordonnées (Junior Notes) en circulation, d’un montant pouvant atteindre 290 millions de dollars, échéance 29 mars 2028, ainsi que les intérêts courus.
Aussi, le cas rappelle les tensions récurrentes entre compagnies internationales et entreprises d’État dans le secteur des hydrocarbures, particulièrement sensible en Algérie où Sonatrach occupe une position dominante.


















