L’Algérie pourrait couvrir 10 % de la demande européenne en hydrogène vert à l’horizon 2040. C’est l’un des enseignements du dernier rapport de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OAPEC), publié lundi, qui met en avant les efforts déployés par Alger dans ce secteur et les atouts dont dispose le pays pour s’imposer comme fournisseur de premier plan sur le marché européen de l’énergie propre.
Le rapport, intitulé « Évolutions des énergies nouvelles et renouvelables et questions de la transition énergétique et du changement climatique », relève des évolutions qualifiées de « remarquables » dans plusieurs pays arabes, dont l’Algérie, en matière d’hydrogène vert, présenté comme une solution stratégique pour accompagner la transition vers un modèle bas carbone.
S’agissant de l’Algérie spécifiquement, le rapport cite les travaux en cours pour l’installation d’une centrale semi-industrielle de production d’hydrogène vert d’une capacité de 50 MW à Arzew, ainsi que la finalisation du cadre légal et institutionnel encadrant les activités liées à l’hydrogène, dans l’objectif d’attirer des investissements tout au long de la chaîne de valeur.
Un fournisseur potentiel pour l’Europe
L’OAPEC souligne le renforcement du rôle de l’Algérie en tant que « partenaire stratégique » de l’Europe dans ce domaine, estimant que le pays dispose de « tous les atouts nécessaires pour devenir un fournisseur de premier plan en énergie propre », en raison notamment de ses ressources en énergie solaire et éolienne, de ses infrastructures et des gazoducs qui le relient directement aux marchés européens.
Le rapport met également en avant le projet multilatéral de corridor hydrogène « South H2 », officiellement annoncé en janvier 2025, dont l’objectif est d’acheminer 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an de l’Algérie vers l’Europe, soit environ 10 % de la demande européenne anticipée à l’horizon 2040.
Une tendance mondiale portée par les énergies renouvelables
À l’échelle globale, l’OAPEC note un intérêt croissant pour les énergies renouvelables -solaire, éolien et hydraulique – stimulé par les impératifs climatiques. Le rapport cite la Chine, dont la capacité combinée en énergies renouvelables est estimée à 3,89 térawatts à fin 2025, comme exemple de leadership dans ce secteur.
Dans ce contexte, plusieurs pays arabes, dont l’Arabie saoudite, le Koweït et l’Égypte, ont accéléré leurs investissements dans ce domaine dans une optique de diversification économique, de sécurité énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
















