Immigration : les nouveaux tarifs 2026 qui pénalisent les Algériens

Immigration : les nouveaux tarifs 2026 qui pénalisent les Algériens
Demonstrators shout slogans as they march with placards and flags during a rally at Place de la Republique in Paris on March 10, 2019, in support of the ongoing protests in Algeria against the president's bid for a fifth term in power. - Incumbent Algeria's president bid to secure a fifth term at Algeria's April 18, election has sparked massive protests in the country, dominated by youth who have called for the president to stand aside. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)

L’année 2026 s’annonce comme un tournant financier pour la diaspora maghrébine en France, en particulier pour les Algériens. Le Projet de loi de finances (PLF) 2026 prévoit une hausse généralisée des frais liés aux démarches d’immigration, transformant l’accès au séjour et à la nationalité en charge lourde pour des résidents déjà précarisés. Cette décision, prise dans un contexte de rigueur budgétaire et de durcissement législatif, est perçue comme un signal d’alerte économique et social.

Des coûts administratifs en forte hausse

Le gouvernement prévoit une augmentation des droits de timbre sur l’ensemble du parcours administratif des personnes étrangères. Ces hausses touchent aussi bien les premières demandes que les renouvellements.

Le droit de naturalisation sera désormais fixé à 200 euros, soit une augmentation supérieure à 260 % par rapport au tarif précédent. Les renouvellements et obtentions de cartes de séjour connaîtront aussi un renchérissement pouvant atteindre 100 euros en tarif normal et 50 euros en tarif réduit.

Les autorisations provisoires de séjour (APS) passeront à 100 euros. Le visa de régularisation atteindra 300 euros, un montant inédit qui limite l’accès à la régularisation pour les plus modestes. À cela s’ajoute une nouvelle taxe de 40 euros pour l’échange d’un permis de conduire étranger.

Effet cumulatif : loi Darmanin et coûts multipliés

Cette hausse intervient dans un contexte marqué par la loi Darmanin de 2024, qui a restreint l’accès aux titres de séjour pluriannuels. Les résidents doivent désormais effectuer plus de démarches, donc plus de paiements.

Selon La Cimade et le GISTI, la combinaison des procédures dématérialisées et des coûts élevés transforme l’accès aux droits fondamentaux en obstacle financier. La France reste l’un des pays européens où les frais liés au séjour sont les plus élevés, sans prise en compte du niveau de vie souvent limité des demandeurs.

Risque de crise sociale pour la diaspora

Pour de nombreuses familles algériennes et maghrébines, ces hausses sont un facteur d’instabilité supplémentaire. Elles s’ajoutent à d’autres mesures visant les publics vulnérables, comme la suppression envisagée de l’APL pour les étudiants étrangers.

L’effet cumulé risque d’accentuer la précarité et de fragiliser durablement la stabilité sociale et familiale de ces populations. Les associations dénoncent une logique déconnectée des réalités sociales, qui transforme le droit au séjour en privilège conditionné aux ressources financières. Elles appellent à une révision de ces dispositions afin d’éviter une montée de la précarité dès 2026.

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