Une cargaison de 868 bus de différents types a été réceptionnée aujourd’hui au port d’Alger, dans le cadre du plan présidentiel visant à importer 10 000 nouveaux autobus pour renouveler le parc national de transport de voyageurs.
La livraison a été réceptionnée par la Direction des industries militaires du ministère de la Défense nationale, en provenance d’un partenaire chinois, sous la supervision de la Société de développement des industries automobiles.
Combien de bus déjà importés ?
Avec cette nouvelle flotte, le total des bus importés atteint désormais 1 927 unités depuis le lancement du programme. Ce chiffre représente un peu plus de 19% de l’objectif global, mais surtout un signal d’accélération logistique.
Il s’agit de la cinquième opération de réception, ce qui rapproche progressivement le volume global du seuil symbolique des 2 000 bus importés, première étape concrète vers la réalisation du programme national. Pour les autorités, ces livraisons constituent une réponse directe au vieillissement du parc roulant, dont une partie importante dépasse les 30 ans d’exploitation.
Distribution par wilaya : l’engagement du ministre des Transports
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, said sayoud, a affirmé que le processus de distribution des autobus importés débutera progressivement dans plusieurs wilayas.
Il a précisé que les premières affectations concerneront les grandes villes comme Alger, Oran, Sidi Bel Abbès, Constantine et Annaba, avant une extension vers l’est avec Skikda, Jijel, Batna et Béjaïa, puis le centre et l’ouest.
Le responsable a surtout insisté sur l’échéance : « D’ici la fin du mois de mars, le problème du transport, notamment entre wilayas, sera résolu. » Une déclaration forte qui traduit la volonté des pouvoirs publics d’accélérer la mise en service effective de ces bus sur le terrain.
Dans un contexte de forte demande en mobilité, ces arrivages successifs confirment une stratégie économique claire : moderniser le transport public rapidement tout en soutenant la logistique nationale. Le défi reste désormais la cadence des livraisons et la distribution réelle dans toutes les régions du pays.
















