Les contribuables algériens bénéficient d’un délai supplémentaire pour s’acquitter de certaines de leurs obligations déclaratives. La Direction générale des impôts (DGI) a annoncé, dans une note datée du 18 février 2026, la prorogation des délais de production de plusieurs déclarations périodiques, invoquant des contraintes techniques liées à la migration du système d’information fiscal SI-Jibayatic vers le Data Center du ministère des Finances.
Sont concernées les déclarations de la série G n°50 relatives aux mois de janvier et de février 2026, ainsi que la déclaration afférente à la taxe de formation professionnelle continue et à la taxe d’apprentissage au titre de l’exercice 2025. La mesure a été prise sur décision du directeur général des impôts, conformément aux dispositions de l’article 14 de la loi de finances rectificative pour 2023.

De nouvelles échéances fixées jusqu’au 26 mars
Les nouvelles dates butoirs sont désormais clairement établies. La déclaration G n°50 du mois de janvier devra être déposée au plus tard le mardi 10 mars 2026, tandis que celle de février, ainsi que les déclarations relatives à la taxe de formation professionnelle continue et à la taxe d’apprentissage pour 2025, sont repoussées au jeudi 26 mars prochain.
Ces prorogations concernent l’ensemble des contribuables relevant de la Direction des grandes entreprises, des Centres des impôts, des Centres de proximité des impôts ainsi que des structures classiques. Par ailleurs, en cas de perturbations persistantes du système en ligne, les contribuables sont autorisés à déposer leurs déclarations en version papier directement aux guichets des recettes fiscales dont ils dépendent.
Cette mesure intervient dans un contexte de profonde transformation de l’administration fiscale algérienne. Depuis le 1er janvier 2026, la télédéclaration est devenue obligatoire pour les contribuables soumis aux régimes du bénéfice réel, un basculement numérique qui génère inévitablement des frictions techniques en phase de montée en charge. Parallèlement, la DGI a engagé une série de réformes d’envergure, dont la suspension de ses opérations de contrôle fiscal pour l’année 2026, afin d’accompagner le dispositif de régularisation volontaire instauré par la loi de finances 2026.
La DGI a instruit ses services régionaux et de wilayas de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la prise en charge de ces déclarations et des paiements y afférents via la plateforme SI-Jibayatic.
















