Le Centre national du cinéma vient d’annoncer une étape attendue par les professionnels du 7ᵉ art : « le lancement de l’opération de réception des projets cinématographiques » via sa plateforme numérique, qui permet aux créateurs, producteurs et techniciens de déposer leurs dossiers afin de bénéficier du financement du « Fonds national de développement de l’industrie cinématographique et de ses techniques».
Selon le communiqué, l’inscription et le dépôt des dossiers se font « exclusivement » en ligne. Cette numérisation s’inscrit dans « la stratégie de l’État visant à promouvoir le septième art » et à « consacrer le principe d’accompagnement des créateurs à toutes les étapes du processus cinématographique ».
Un modèle d’accompagnement pour toute la chaîne cinématographique
Le dispositif annoncé ne se limite pas au financement classique des films. Le centre précise que le soutien couvre « plusieurs axes liés au processus créatif cinématographique ». Parmi eux figure d’abord « l’aide au financement de la production et de la coproduction », destinée aux porteurs de projets en phase de tournage ou de montage financier.
Le programme prévoit également « l’accompagnement en post-production », c’est-à-dire l’appui technique dans les étapes finales : montage, étalonnage, mixage ou finalisation numérique. Autre volet : « le soutien à l’écriture », incluant « l’aide à la rédaction du scénario ou à son développement après écriture ».
Le Centre national du cinéma précise que plusieurs conditions doivent être respectées pour bénéficier de ce soutien. D’abord, le projet doit être « nouveau et jamais exploité auparavant » et ne doit pas avoir reçu « une aide publique antérieure » dans le même cadre.
Conditions d’éligibilité et critères de sélection
Certains contenus sont soumis à des autorisations spécifiques. Les œuvres portant sur « la résistance populaire, le mouvement national ou la Révolution du 1er Novembre 1954 » nécessitent « une licence du ministère des Moudjahidine et des ayants droit ». Les films traitant de « thèmes religieux, d’événements politiques, de personnalités nationales ou de symboles de l’État » sont, eux, soumis à « un avis consultatif des instances compétentes ».
Au-delà des critères administratifs, la sélection repose aussi sur l’évaluation qualitative. Les projets seront étudiés selon « leur valeur cinématographique et artistique » mais aussi selon « leurs impacts sociaux, culturels et économiques attendus ». Cette approche montre que l’aide publique vise autant la créativité que l’utilité culturelle et le potentiel d’influence des œuvres.
















