Près de 40 000 habitants de la ville de Ksar El Kébir, dans le nord du Maroc, sont appelés à quitter leur domicile de manière immédiate depuis ce matin, en raison d’un risque élevé d’inondations, selon des sources médiatiques marocaines.
Cette situation est liée aux précipitations continues qui ont provoqué une hausse préoccupante du niveau des eaux du barrage Oued El Makhazine. D’après les mêmes sources, l’indicateur d’alerte élevée du barrage s’est dangereusement rapproché de son seuil maximal, un pic qui pourrait être atteint ce mercredi 4 février 2026.
L’évacuateur de crues du barrage, conçu pour évacuer automatiquement l’excédent d’eau, est également sur le point d’atteindre sa capacité maximale sous l’effet des pluies persistantes.
Une évacuation progressive sous alerte maximale
Les autorités locales ont donné la priorité à l’évacuation immédiate d’environ 20 000 personnes vivant dans les zones les plus exposées, tandis que l’évacuation des 20 000 autres habitants se poursuivra de manière progressive. L’ensemble des moyens de transport disponibles a été mobilisé pour accélérer les opérations, qui se poursuivent demain à l’aide des trains, des autobus et d’autres moyens logistiques, afin de garantir la sécurité des populations.
Selon la presse marocaine, certains habitants n’ont été informés de la décision d’évacuation totale que tardivement, ce qui a conduit les autorités à intensifier les efforts de communication pour diffuser l’information le plus largement possible et inciter les personnes encore présentes dans la ville à partir sans délai.
Cette situation critique s’inscrit dans un contexte plus large de menace d’inondations dans la région. Les autorités marocaines avaient déjà envisagé une évacuation totale de Ksar El Kébir face à la montée rapide des eaux de l’oued Loukkos, plaçant la ville sous niveau d’alerte maximale. Des mesures préventives ont été prises, notamment la suspension exceptionnelle des cours dans l’ensemble des établissements scolaires de la ville.
Les opérations d’évacuation sont menées sous la coordination des Forces armées royales, des autorités provinciales et de la Protection civile, alors que le Maroc, à l’instar d’autres pays du Maghreb, fait face à un épisode climatique extrême marqué par des précipitations intenses et des risques accrus d’inondations.
















