Les autorités marocaines envisagent une évacuation totale de la ville de Ksar El Kébir, dans le nord du Maroc, face à la menace imminente de crues et d’inondations d’ampleur exceptionnelle. Selon des sources locales bien citées par le journal marocain Hespress, la situation sur le terrain est suivie de très près, alors que les risques restent difficiles à anticiper dans les prochaines heures.
« Engagées dans une course contre la montre, les autorités s’emploient à évacuer l’ensemble des habitants, dans un contexte marqué par la montée rapide des eaux et des scénarios potentiellement graves » précise la même source. Cette dernière indique que la ville est désormais gravement menacée, les inondations pouvent toucher la majorité des quartiers, y compris les zones situées en hauteur.
Cette situation critique fait suite à de fortes précipitations ayant provoqué une hausse significative du niveau de l’oued Loukkos, à l’origine de vastes inondations dans cette ville, la plus peuplée de la province de Larache. Face à l’ampleur des risques, les autorités provinciales ont déclenché le niveau d’alerte maximale et mis en œuvre plusieurs mesures préventives.
Parmi celles-ci figure la suspension exceptionnelle des cours dans l’ensemble des établissements scolaires de Ksar El Kébir, du lundi 2 février au samedi 7 février 2026, sur décision de la Direction provinciale de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports de Larache. Selon les autorités, cette mesure qui concerne 69 établissements scolaires vise à garantir la sécurité des élèves ainsi que du personnel éducatif, dans un contexte marqué par d’importantes difficultés de déplacement, des infiltrations d’eau dans plusieurs écoles et l’inondation de leurs abords.
Parallèlement, les opérations d’évacuation se poursuivent dans plusieurs quartiers exposés, sous la coordination des Forces armées royales (FAR), des autorités provinciales et de la Protection civile. Selon la presse locale, plus de 20 000 habitants ont déjà été évacués des zones à risque et mis en sécurité.
Ces événements s’inscrivent dans un épisode climatique extrême touchant l’ensemble de la région du Maghreb. Ces derniers jours, des conditions météorologiques sévères ont également conduit à des suspensions de cours et à d’importantes perturbations en Algérie et en Tunisie, mettant en évidence la vulnérabilité croissante des pays de la région face aux phénomènes météorologiques extrêmes.
















