Inquiétudes sur le droit de grève: le pouvoir tente de rassurer

Inquiétudes sur le droit de grève: le pouvoir tente de rassurer

Le chef de la délégation algérienne, le ministre de la Justice et garde des sceaux, Abd Errachid Tebbi, a défendu, hier, vendredi,  le respect des libertés syndicales par le gouvernement algérien, dans le cadre du quatrième examen périodique universel, au siège du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève.

A cet égard, le ministre Abderrachid Tabbi a affirmé que le travail syndical est « un autre droit constitutionnel garanti par la loi », chiffres sur la vie syndicale à l’appui, assurant que l’Algérie  »  a permis à 160 organisations syndicales et patronales de faire valoir leurs droits, notamment à travers les 21 conventions tripartites mises en place depuis sa création, ainsi que les14 réunions bilatérales qui ont permis au syndicat, au patronat et au gouvernement, de s’accorder sur des formules consensuelles pour préserver l’emploi, renforcer la protection sociale et améliorer le pouvoir d’achat, et raffermir ainsi le dialogue social national.  Abderrachid Tebbi n’a pas mentionné que les réunions tripartites ont associé toutes les organisations patronales ainsi que tous les membres du gouvernement et un syndicat, l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA).

Ceci  intervient au moment où le gouvernement s’est engagé dans une révision de la loi sur l’exercice du droit syndical, la prévention et le règlement des conflits collectifs au travail. Le Conseil des ministres a reporté récemment l’adoption de ce projet, jusqu’à ce que le gouvernement définisse « clairement les secteurs sensibles, dans lesquels les grèves ne sont pas autorisées », comme indiqué dans la déclaration du Conseil des ministres à ce sujet. Une approche qui fait craindre aux syndicalistes une éventuelle criminalisation du travail syndical, à l’instar de la criminalisation de l’exercice politique et des activités liées à la défense des droits de l’homme.

La Confédération des syndicats algériens, en réaction à l’initiative du gouvernement, a mis en garde contre la compromission du droit de grève et le retrait des acquis obtenus grâce aux luttes des ouvriers et employés au fil des générations, et a dénoncé son absence de la discussion, comme un partenaire social directement concerné  par les textes de loi relatifs au droit à la pratique syndicale

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