Cinq membres de l’OPEP+, à savoir; l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn, l’Irak et le Koweït, ont réduit leur production de pétrole brut après l’arrêt quasi total du trafic des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, conséquence directe de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite quotidiennement près de 20 % du pétrole mondial, est devenu un point de blocage stratégique, le Corps des Gardiens de la Révolution iranien annonçant qu’aucun pétrole ne sera autorisé à passer tant que les attaques se poursuivent.
La production combinée de ces cinq pays aurait diminué de 6,2 à 6,9 millions de barils par jour, selon Argus Media. En Arabie saoudite, plusieurs champs offshore ont été temporairement fermés, réduisant la production de 2 à 2,5 millions de barils par jour. Aramco a réorienté une partie des exportations vers le port de Yanbu via le pipeline Est-Ouest pour contourner le détroit.
En Irak, la production est passée de 4,42 millions à 1,5–1,7 million de barils par jour, avec des stocks de produits raffinés destinés au marché intérieur. Le Koweït et les Émirats ont également réduit leur production, tandis que l’Émirats contournent partiellement le détroit via le pipeline ADCOB et les raffineries de Ruwais. Au Bahreïn, la raffinerie de Sitra a été mise en force majeure après une attaque.
Le PDG d’Aramco, Amin Nasser, a alerté sur les conséquences « catastrophiques » pour les marchés mondiaux du pétrole, soulignant que cette perturbation affectera aussi l’aviation, l’agriculture et l’industrie automobile. Les stocks mondiaux de pétrole sont au plus bas depuis cinq ans, accentuant la sensibilité des marchés aux tensions dans le Golfe.
















