Le président du conseil d’administration de la SSPA-JSK, Elhadi Ould Ali, a dévoilé les sommes colossales auxquelles a fait face son club pour assurer ses dépenses et lever les contraintes de recrutement imposées par la FIFA et la Commission nationale de règlement des litiges, ainsi que le blocage des comptes bancaires qui empêche le club de mobiliser ses finances engrangées par la vente de ses joueurs et autres ressources.
Ould Ali a tenu à présenter son bilan de l’année 2025 via une vidéo diffusée sur la chaîne YouTube du club. L’assemblée générale de la société sportive s’étant tenue récemment, la page de la crise financière est en voie d’être tournée, selon lui.
Parmi les dossiers qui ont pesé lourd sur la gestion financière de la JSK ces deux dernières saisons, Ould Ali a cité le cas de son ancien attaquant Bosnien pour qui la FIFA a exigé à la JSK le paiement de 60 millions de dinars, selon la même source.
Cette somme « a été payée via la FAF et décaissée des comptes Mobilis », ajoute Ould Ali. En tout, Mobilis, l’actionnaire majoritaire de la SSPA JSK, a dû payer l’équivalent de 15 milliards de centimes à l’international (via la FAF), pour régler cinq affaires litigieuses.
Elle a par ailleurs payé entre 10 et 12 milliards de centimes dans des litiges qui s’élèvent à 15 affaires au niveau national.
Un autre dossier financier qui n’est pasmoins contraignant et que la direction de la JSK est en voie de régler après avoir trouvé un accord avec les créanciers, selon le président de son conseil d’administration. Il s’agit de la dette fiscale et celle de la CNAS qui s’élève à pas moins de 80 milliards de centimes, estime El Hadi Ould Ali.
Pour le président du conseil d’administration de la SSPA JSK, le dossier de la dette fiscale et de la sécurité sociale n’a jamais été ouvert par les directions précédentes. Ce qui soulève des questions : à combien s’élèvent les dettes des clubs algériens de football envers la CNAS et l’administration fiscale ?