Le Niger et l’Algérie ont acté la relance de leur coopération pétrolière, avec un accent clair sur l’exploration et la mise en production du bloc de Kafra, dans le nord nigérien. Cette annonce intervient à l’issue d’une visite de travail à Niamey du ministre algérien de l’Énergie, des Mines et des Hydrocarbures, Mohamed Arkab.
Officiellement, Alger et Niamey entendent accélérer des projets restés en suspens. Mohamed Arkab a confirmé la finalisation de plannings opérationnels pour le lancement des forages sur le bloc de Kafra, précisant qu’une entreprise algérienne est attendue prochainement à Niamey pour démarrer les travaux. Le groupe public Sonatrach, déjà impliqué dans le pays, est au cœur de cette relance.
Côté nigérien, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a souligné le suivi des activités de Sonatrach, notamment l’état d’avancement du projet de recherche et d’exploration de Kafra. Le message est clair : le Niger cherche à diversifier ses partenaires énergétiques et à accélérer la monétisation de ses ressources dans un contexte budgétaire sous tension.
Selon la télévision publique nigérienne, le bloc de Kafra contiendrait plus de 260 millions de barils de réserves récupérables. À terme, son exploitation pourrait porter la production nationale à environ 90 000 barils par jour, un saut significatif pour un pays dont la production reste encore marginale à l’échelle régionale.
Le Niger produit du pétrole depuis 2011, principalement à partir du bloc d’Agadem exploité par la société chinoise CNPC. La relance du partenariat avec l’Algérie marque donc une tentative de rééquilibrage stratégique, tant sur le plan économique que géopolitique, dans un secteur clé pour les recettes publiques et la balance extérieure du pays.
















