L’Algérie s’inquiète des retombées d’un éventuel arrêt des politiques monétaires accommodantes américaines

L’Algérie s’inquiète des retombées d’un éventuel arrêt des politiques monétaires accommodantes américaines
Le gouverneur de la Banque d'Algérie s'exprimait devant le comité directeur du FMI (photo publiée sur le site de l'APS).

Selon M. Laksaci, qui intervenait lors de la plénière du comité monétaire et financier international du Fonds monétaire international (FMI), l’arrêt de cette politique américaine pourrait avoir pour retombées une plus grande volatilité des marchés et une fuite des capitaux des pays en développement.

 

 

Par la voix du gouverneur de sa banque centrale, Mohamed Laksaci, l’Algérie a exprimé, hier à Washington, son inquiétude quant à un éventuel arrêt de la politique monétaire accommodante aux Etats-Unis.

Selon M. Laksaci, qui intervenait lors de la plénière du comité monétaire et financier international du Fonds monétaire international (FMI), l’arrêt de cette politique américaine pourrait avoir pour retombées une plus grande volatilité des marchés et une fuite des capitaux des pays en développement.

La politique monétaire d’une banque centrale est réputée « accommodante » lorsque celle-ci augmente la masse monétaire et maintient des taux d’intérêt faibles afin de soutenir l’activité économique par la relance de la consommation et la facilitation de l’investissement des entreprises. Confiante dans les signes de reprise de l’économie des Etats-Unis, la Réserve fédérale américaine compte renoncer à cette politique suivie dès 2008, en réaction à la crise financière internationale.

M. Laksaci s’exprimait au nom d’un groupe de sept pays que l’Algérie représente au sein ce comité du FMI (l’Afghanistan, le Ghana, la Tunisie, le Pakistan, l’Iran et le Maroc). Selon l’agence Algérie Presse Service (APS) qui a rapporté sa déclaration, l’intention affichée par la plus puissante banque centrale du monde de renoncer aux mesures qu’elle avait prises pour soutenir l’économie fait également redouter le pire au FMI et au Groupe des 24 (le G24).

Le gouverneur de la Banque d’Algérie a, toutefois, précisé que la volatilité des marchés et la fuite des capitaux des pays en développement pourraient être aussi engendrées par une intensification potentielle des risques géopolitiques.

À l'honneur

Décès de Mohamed Harbi, historien majeur et acteur critique de la Révolution algérienne

Mohamed Harbi, moudjahid, militant du FLN historique et historien critique majeur de la révolution algérienne, est décédé ce 1er janvier 2026. Acteur du combat indépendantiste, Mohamed [...]
Actualités

“Populisme”, “abandon”, “décalage” : la loi sur la déchéance de nationalité fait polémique

Le Parlement algérien a adopté mercredi 24 décembre une proposition de loi permettant de retirer la nationalité algérienne dans des cas jugés “exceptionnels”. Un texte qui [...]
Actualités

Diplomatie : la DGSE évoque des “signaux” d’Alger en faveur d’une reprise du dialogue avec la France

Le patron du renseignement extérieur français, Nicolas Lerner, a affirmé lundi 10 novembre avoir perçu des “signaux” en provenance d’Algérie traduisant, selon lui, une volonté de [...]
Actualités

Interdictions de voyage et affaires de corruption : ce que révèle le dernier rapport du BCLC

Le Bureau central de lutte contre la corruption (BCLC) a rendu public un rapport détaillé sur ses activités couvrant la période de 2020 à 2024. Selon [...]
Algérie

Réformes politiques et médias : la vision de Tebboune face aux inquiétudes des partis

Le président Abdelmadjid Tebboune déplore l’absence de débat autour du projet de loi sur les partis politiques qu’il a soumis à discussion, affirmant qu’il ne souhaite [...]
Actualités

Rentrée scolaire : Statuts et manuels sous le feu des critiques

La rentrée 2025 s’annonce particulière. Derrière le calendrier et les salles de classe, c’est tout un modèle éducatif qui se retrouve questionné : statuts, programmes, manuels [...]