Les Saoudiens saluent l’abandon par Trump de la « politique irréaliste de protection de l’environnement »

Les Saoudiens saluent l’abandon par Trump de la « politique irréaliste de protection de l’environnement »
Khaled Al Faleh.

Les investissements saoudiens dans le secteur énergétique US, a assuré Khaled El Faleh, pourraient augmenter dans le cadre des politiques de l’administration Trump visant à développer l’industrie, le pétrole et le gaz ». Ces investissements ne sont pas négligeables. La plus grande raffinerie de pétrole aux Etats-Unis, la raffinerie de Motiva (Port Arthur, Texas), est détenue à 50% par la Saudi Refining INC, les autres 50% étant détenus par le groupe Shell.

 

« Nous n’avons aucun problème avec la croissance de l’approvisionnement de pétrole américain. (…) Tant que la croissance (de la production) est en phase avec la demande d’énergie mondiale, nous l’accueillons », a déclaré le ministre saoudien de l’Énergie, Khaled Al-Faleh, mardi, dans une interview à la BBC. Il a rappelé que l’Arabie Saoudite a investi des milliards de dollars dans l’industrie du raffinage et de la distribution de pétrole aux Etats-Unis. Des investissements qui pourraient être revus à la hausse « dans le cadre des politiques de l’administration Trump visant à développer l’industrie, le pétrole et le gaz ».

Les investissements saoudiens aux Etats-Unis évoqués par Al-Faleh ne sont pas négligeables. Exemple : la plus grande raffinerie de pétrole des Etats-Unis d’Amérique, à savoir la raffinerie de Motiva, située à Port Arthur, au Texas, est détenue à 50% par la Saudi Refining INC, les autres 50% étant détenus par le groupe Shell.

Khaled Al-Faleh s’est félicité, dans cette interview à la BBC, du regain d’intérêt pour les énergies fossiles observé chez l’administration Trump et « l’abandon d’une politique irréaliste de protection de l’environnement ». Loin d’être inquiété par la volonté de Donald Trump de protéger la production américaine, il trouvera même une similitude dans les visions d’avenir des deux pays : « (Avec le nouveau locataire de la Maison-Blanche), les Etats-Unis veulent avoir un portfolio énergétique incluant le pétrole, le gaz et les énergies renouvelables tout en s’assurant que l’économie américaine restera compétitive. Nous voulons exactement la même chose en Arabie saoudite. »

 

« Un dialogue positif entre les Etats-Unis et l’OPEP est possible »

 

Faisant probablement allusion à une déclaration du président américain, durant sa campagne électorale, affirmant qu’il ne voulait plus du pétrole saoudien, le ministre de l’Energie de l’Arabe Saoudite a expliqué : « Les relations entre les deux pays sont très fortes. Qu’elles soient économiques, de personne à personne ou géostratégiques, l’Arabie et les Etats-Unis ne pourront pas se permettre de ne pas travailler ensemble pour affronter les défis qui se dressent face au monde. ». Et de se montrer également optimiste quant à la possibilité d’un « dialogue productif » entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et les Etats-Unis, en dépit de l’aversion de l’administration américaine pour ce cartel dont l’Arabie saoudite est, rappelons-le, le membre le plus influent.

 

Lorsque Trump fausse les prévisions de l’EIA

 

Pour rappel, l’agence d’information sur l’Energie (Energy Information Administration, EIA, organisme américain indépendant) a estimé, dans un document publié en septembre dernier, que l’élection de Donald Trump sonnerait le glas du Clean Power Plan visant à réduire les émissions de CO2 liées à la production d’électricité de 32% à l’horizon 2030 en comparaison avec leur niveau de 2005.

Ce rapport a prédit une baisse de la production pétrolière américaine en 2017. Celle-ci devrait tourner autour de 8,6 millions de barils par jour (contre 9,4 Mb/j en 2015), avant d’augmenter jusqu’à 11,3 Mb/j en 2040. Sa hausse à terme reposera, selon l’EIA, sur l’exploitation croissante des ressources non conventionnelles, notamment le pétrole de schiste.

Ce document a indiqué que la production américaine de gaz devrait augmenter, quant à elle, de 54,8% entre 2015 et 2040, et la part du gaz de schiste dedans devrait passer de 50%, en 2015, à 69% en 2040.

 

 

 

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