La Banque mondiale a annoncé mercredi un financement additionnel de 50 millions de dollars destiné au Programme intégré de résilience aux catastrophes en Tunisie (ResCat), portant l’enveloppe totale du projet à 175 millions de dollars.
Ce renforcement financier cible particulièrement les zones de Tunis-Ouest, Gabès et Djerba, trois régions fortement exposées aux inondations urbaines, et bénéficiera directement à plus de 660.000 habitants. L’objectif est de protéger les entreprises locales, maintenir les emplois existants et créer de nouvelles opportunités, notamment dans l’exploitation et l’entretien des infrastructures de protection contre les crues.
Le financement vise également à améliorer l’intégration entre infrastructures physiques, systèmes hydrométéorologiques et dispositifs d’alerte précoce, ainsi que le financement des risques liés aux catastrophes, afin de constituer un système de résilience coordonné. Selon Alexandre Arrobbio, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie, cette approche permettra de « protéger les vies et les moyens de subsistance tout en soutenant un développement plus résilient et inclusif ».
Depuis son lancement en 2021, le programme ResCat, financé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement, a déjà contribué à protéger près de 170.000 personnes vulnérables grâce au déploiement de systèmes pilotes d’alerte précoce dans plusieurs villes tunisiennes.
La Tunisie reste confrontée à un risque élevé d’inondations, aggravé par le changement climatique. Les pluies torrentielles de janvier 2026, les plus intenses depuis 70 ans, ont paralysé de nombreuses régions, soulignant l’urgence de renforcer la résilience du pays face à ces catastrophes.
















