Le calvaire des automobilistes algériens ne faiblit pas. Depuis près de trois semaines, l’approvisionnement en Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL-c) connaît de graves perturbations. Une situation qui plonge les usagers du centre du pays dans une attente interminable. À Alger, Boumerdès ou encore Bouira, les stations-service sont prises d’assaut par des files de véhicules s’étirant sur des centaines de mètres. Elles transforment chaque plein en une épreuve de patience de plusieurs heures.
Cette situation frappe de plein fouet les transporteurs professionnels, et particulièrement les chauffeurs de taxi. Roulant quasi exclusivement au Sirghaz, ces derniers voient leur outil de travail paralysé et subissent des pertes sèches de revenus alors que la crise s’installe dans la durée.
Naftal brise le silence
Face à la grogne sociale qui s’intensifie, l’opérateur historique Naftal a brisé le silence ce jeudi. Dans un communiqué diffusé par sa direction de la communication, l’entreprise impute cette pénurie prolongée aux conditions météorologiques défavorables qui sévissent depuis le 20 janvier dernier. Ces tempêtes persistantes ont lourdement perturbé le trafic maritime, empêchant l’accostage des navires de ravitaillement en provenance du complexe de production d’Arzew. Ce blocage logistique a directement impacté les ports destinés à approvisionner les wilayas du Centre et de l’Est, engendrant un retard massif dans les opérations de déchargement et, par ricochet, dans la distribution vers les points de vente.
Tout en présentant ses excuses aux clients pour les désagréments causés, la direction de Naftal assure avoir mobilisé l’ensemble de ses moyens logistiques et humains, en étroite coordination avec Sonatrach, pour résorber ce déficit. L’entreprise affirme que le carburant est disponible en quantités suffisantes. Elle prévoit un retour progressif à la normale du rythme d’approvisionnement dans les prochaines heures. En attendant, sur le terrain, les automobilistes scrutent avec impatience l’arrivée des citernes pour mettre fin à vingt jours de galère.
















