« La nouvelle loi sur les hydrocarbures ne pourra pas être appliquée avant deux ans » (Attar)

« La nouvelle loi sur les hydrocarbures ne pourra pas être appliquée avant deux ans » (Attar)
Photo : Ahmed Sahara/Maghreb Emergent.

La nouvelle loi sur les hydrocarbures, en cours de préparation, « ne pourra pas être appliquée avant un an et demi à deux ans », selon les estimations de l’ancien P-DG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar.

Lors de son passage sur la radio nationale ce lundi, Attar a indiqué que la situation actuelle que traverse le pays, affecte tous les chantiers en cours, notamment ceux du secteur de l’énergie. La nouvelle loi sur les hydrocarbures est le premier projet touché dans ce secteur, selon lui.

Pour l’ancien P-DG de Sonatrach, cette nouvelle loi qui semble déjà prête, est actuellement dans les tiroirs. « Dans le meilleur des cas et même si on réussit à élire un président de la République d’ici six mois, il faudrait par la suite élire un parlement et un sénat pour six autres mois peut-être », a-t-il fait remarquer.

Il a indiqué aussi que beaucoup de temps va s’écouler avant la constitution d’un nouveau gouvernement et avant de discuter cette loi au sein de ce même gouvernement et la proposer après au parlement.

Il a insisté sur l’importance de cette nouvelle loi pétrolière dans le développement de l’économie du pays et du secteur des hydrocarbures. Selon lui, « cette loi concerne nos partenariats éventuels qui vont venir améliorer nos techniques de production pour l’avenir ».  

Au passage, il a noté qu’aujourd’hui les ressources en pétrole de l’Algérie sont assurées par une production qui provient de gisements qui datent de plusieurs décennies, tels que Hassi R’mel, Hassi Messaoud ou Berkine. Une production qui ne risque donc pas d’augmenter.  Selon lui, la production actuelle demeurera la même et la recette actuelle ne dépendra que du prix du baril.

Par ailleurs, l’ancien patron de Sonatrach a signalé que l’Algérie doit donner des signaux positifs à ses clients pour les rassurer et leur éviter de douter de son avenir.

Il dira aussi que l’Algérie demeure un partenaire important dans la rive sud de la Méditerranée. « Nous avons trois gazoducs qui vont vers l’Europe et deux sorties de GNL. 85% de notre gaz  s’exporte vers le sud de l’Europe », a fait savoir Abdelmadjid Attar.

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