La production de gaz de l’Algérie a reculé en 2025 pour la deuxième année consécutive, pendant que ses exportations de gaz naturel liquéfié atteignaient leur niveau le plus bas depuis au moins deux décennies, selon des données publiées par Energy Research Unit.
La production algérienne s’est établie à 101,84 milliards de mètres cubes en 2025, contre 104,49 milliards en 2024, soit un recul de 2,65 milliards de mètres cubes, ou près de 2,5 % sur un an. Ce niveau ramène le pays à des niveaux proches de 2021, effaçant les gains enregistrés depuis le pic de 2023, qui avait atteint 104,88 milliards de mètres cubes.
L’année a été marquée par une forte volatilité mensuelle. Janvier a enregistré le niveau le plus élevé avec 9,74 milliards de mètres cubes. Septembre a touché le plancher à 6,92 milliards. Les trois derniers mois ont dessiné une reprise progressive, décembre clôturant à 9,42 milliards, en hausse de 496 millions sur un mois.
Les exportations plongent, le GNL en souffrance
Les ventes algériennes de gaz à l’étranger, canalisations et gaz naturel liquéfié confondus, ont chuté à 45,7 milliards de mètres cubes en 2025, contre 49,29 milliards en 2024. En décembre, elles ont atteint 3,29 milliards de mètres cubes, contre 3,79 milliards au même mois de 2024, tirées vers le bas par une baisse des volumes acheminés par gazoducs, à 2,56 milliards contre 2,91 milliards un an plus tôt.
Le segment du GNL concentre les mauvaises nouvelles. Les exportations de gaz naturel liquéfié ont atteint leur niveau le plus bas depuis au moins vingt ans, reculant de 18 % à 9,54 millions de tonnes, contre 11,62 millions en 2024 et 13,45 millions en 2023. La cause est double : des travaux de maintenance prolongés sur les installations d’Arzew, principal complexe de liquéfaction du pays, et une demande intérieure en gaz qui absorbe une part croissante de la production nationale, le gaz représentant 99 % du mix de production électrique algérien.
Un début 2026 sous le signe de la maintenance
Le mois de janvier 2026 n’a pas marqué de rupture franche. Les exportations de GNL ont atteint 440 000 tonnes, en recul de 23 % par rapport à décembre 2025, les travaux de maintenance se poursuivant sur les infrastructures de liquéfaction. Sur un an en revanche, janvier 2026 affiche une légère progression de 51 000 tonnes par rapport à janvier 2025, les 389 000 tonnes de ce mois ayant constitué un plancher historique.
Sonatrach a multiplié les annonces d’investissements pour accroître ses capacités, notamment le doublement de la capacité d’Arzew en partenariat avec Sinopec, dont les effets ne sont attendus qu’à l’horizon 2027. La demande intérieure, en hausse de 3 à 5 % par an sous l’effet de l’industrialisation et de la croissance démographique, continue d’absorber une part croissante de la production, limitant mécaniquement les volumes disponibles à l’export.
















