La protestation du 24 février provoque un clash au CPP (audio)

Algérie CPP
C’est le contenu de la manifestation autant que la faible mobilisation qui sont critiqués (dr.)

Algérie CPP 

 

CPP houleux cette semaine. En cause : la manifestation du 24 février, qui a suscité des points de vue contradictoires.

Des propos très vifs ont été échangés au Café Presse Politique de Radio M, ce jeudi 26 février. Souhila Benali a eu toutes les peines du monde à garder le contrôle de l’émission, en raison de la tension provoquée par des échanges concernant la marche du 24 février. Les désaccords portaient sur l’attitude de l’opposition. Saïd Djaafar et Abed Charef étaient très critiques. Mounir Boudjemaa, qui participait pour la seconde fois au CPP, était tout aussi réservé sur la capacité de l’opposition mobiliser l’opinion publique. Mais c’est le contenu de la manifestation qui était critiqué, autant que la faible mobilisation.

« Avec la plateforme de Zeralda, l’opposition a commencé à jouer en première division. Avec cette manifestation contre le gaz de schiste, elle chute de plusieurs crans », selon la formule de Abed Charef.

El Kadi Ihsane et Souhila Benali ont jugé que le CPP était trop dur avec l’opposition. Ce qui a suscité la réaction de Saïd Djaafar, qui a laissé exploser sa colère. Non, on attend mieux de l’opposition, une meilleure thématique. La vocation de l’opposition de mobiliser contre le gaz de schiste, un sujet qui devrait d’ailleurs diviser l’opposition elle-même, car il n’y a pas consensus dans ses rangs sur la question.

Puissance financière

Il a fallu un long moment pour que le calme revienne au CPP, et permettre d’aborder un autre sujet polémique, les propos du patron d’Ooredoo, Joseph Ged, affirmant que son entreprise ne donnerait plus de publicité aux médias qui attaquent l’Algérie et le Qatar. El Kadi Ihsane, qui était présent lorsque ces propos ont été tenus, en a restitué le contexte. Mounir Boudjemaa a estimé que « celui qui paie l’orchestre choisit la musique », et que c’est là une pratique courante. Abed Charef s’est demandé ce qui a choqué, est-ce le fait que Ged soit un étranger, ou le fait qu’il le dise publiquement, car la pratique est d’une grande banalité. Il a estimé que l’Algérie aura bientôt besoin d’une véritable presse de service public qui échappe à l’argent, car certaines compagnies échappent déjà à toute critique en raison de leur puissance financière.

 

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