L’introduction en Bourse de trois filiales économiques du secteur de la recherche scientifique est imminente, affirme Hicham Charfi, sous-directeur de l’innovation et de la veille technologique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Hicham Charfi a souligné dans une déclaration à l’APS, que la préparation des dossiers « a atteint des stades avancés sur les plans technique et administratif », l’introduction officielle devant se faire à « très court terme ».
Détails de l’opération et instituts concernés
L’opération cible spécifiquement trois filiales économiques rattachées à des centres de recherche d’envergure, qui ont d’ores et déjà déposé leurs dossiers d’introduction à la Bourse d’Alger. Cette levée de fonds permettra de financer des feuilles de route bien précises : le responsable du ministère de l’Enseignement supérieur précise que les capitaux qui seront levés pour la filiale du Centre de recherche scientifique en analyses physico-chimiques, « serviront à moderniser les équipements des laboratoires, à bâtir une usine moderne et à étendre la gamme de services analytiques à haute valeur ajoutée ».
Pour la filiale du Centre de recherche en technologies industrielles, l’objectif est de « dynamiser et d’accélérer le développement de prototypes industriels tout en favorisant le transfert technologique vers le tissu économique algérien, afin d’en améliorer la compétitivité », ajoute la même source.
Quant à la filiale du Centre de développement des énergies renouvelables, l’opération boursière offrira des liquidités supplémentaires pour investir massivement dans des projets d’innovation dédiés aux énergies propres et élargir les partenariats industriels, en réponse à une demande de plus en plus forte sur le plan national et international, selon le même responsable.
Une analyse stratégique : La recherche au service de l’économie
Cette ouverture au marché des capitaux marque une étape d’une démarche qualitative « sans précédent » pour la valorisation de la recherche scientifique algérienne. M. Charfi qualifie cette opération de véritable « saut qualitatif » car elle acte la transition d’une dépendance quasi totale aux financements classiques vers l’attraction de nouveaux investissements
















