“La tentation, aujourd’hui, en France, c’est de faire de l’Algérie le bouc émissaire”, dénonce Dominique de Villepin

“La tentation, aujourd’hui, en France, c’est de faire de l’Algérie le bouc émissaire”, dénonce Dominique de Villepin

Dans un contexte de tensions exacerbées entre la France et l’Algérie, les propos de l’ancien Premier ministre français, Dominique de Villepin, jettent une lumière crue sur une dynamique troublante qui semble s’être installée dans le paysage politique français. Selon lui, la tentation actuelle en France serait de faire de l’Algérie “le bouc émissaire d’un certain nombre de nos problèmes”.

L’ancien chef du gouvernement français dresse un constat alarmant de la dégradation des rapports entre les deux nations, autrefois qualifiées de “pays ami, frère”. Il déplore une escalade rhétorique qui culmine avec des “accusations qui, évidemment, dépassent, et de loin, toute réalité”. Cette observation met en exergue la dangereuse spirale dans laquelle s’engagent les deux pays, au risque de raviver des plaies historiques mal cicatrisées.

De Villepin pointe du doigt l’utilisation fallacieuse de l’Algérie comme catalyseur des anxiétés françaises, particulièrement en matière d’immigration. “L’Algérie n’a pas à porter cela”, affirme-t-il avec véhémence, soulignant l’urgence de trouver des “réponses et des solutions” en collaboration avec les Algériens, plutôt que de les ériger en adversaires.

L’ancien diplomate fustige également la stratégie diplomatique actuelle de la France, qui semble privilégier des approches unilatérales au détriment d’une concertation régionale. Il critique notamment la récente reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, arguant qu’une telle décision aurait dû être prise “dans le cadre des Nations Unies et en liaison avec l’Algérie”.

La remise en question de l’accord de 1968 sur l’immigration, évoquée par certains politiques français, est perçue par de Villepin comme une provocation gratuite. Il s’interroge avec inquiétude : “C’est vouloir quoi ? C’est vouloir ouvrir une guerre avec l’Algérie ? Une guerre des mémoires, en tout cas ?” Cette rhétorique belliqueuse est qualifiée d’“absurde” par l’ancien Premier ministre, qui plaide pour des voies alternatives basées sur le dialogue et le respect mutuel.

Aussi, de Villepin appelle à une approche pragmatique et conciliante, soulignant que la résolution des problèmes migratoires ne peut se faire qu’en “accord avec l’Algérie”. Il insiste sur la nécessité d’un “dialogue”, du “respect”, et de la “capacité d’assumer cette histoire que nous avons et qui est partagée et qui est si importante des deux côtés de la Méditerranée”.

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