Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Startup et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a présidé samedi à Alger la cérémonie d’installation de la nouvelle composition du Comité national de labellisation. L’instance est chargée de l’attribution des labels projet innovant, startup, incubateur et accélérateur — quatre sésames qui conditionnent l’accès aux dispositifs de soutien public pour les porteurs de projets en Algérie.
Le Comité national de labellisation constitue le passage obligé de tout entrepreneur souhaitant intégrer le dispositif officiel dédié aux startups. Il instruit l’ensemble des demandes de labellisation dans ses quatre catégories et évalue les besoins des structures accompagnées, qu’il s’agisse du lancement, de la croissance ou des programmes liés à l’importation de biens et équipements.
La direction de l’instance a été confiée à Chamseddine Bamoussat, représentant du ministre chargé des startups, désigné président du Comité lors de la cérémonie. Plusieurs nouveaux membres issus de différents secteurs ministériels ainsi que des experts nationaux rejoignent également sa composition.
Transparence et gouvernance au cœur des objectifs
Ce renouvellement ne relève pas d’une simple rotation administrative. Le ministère le présente explicitement comme un levier pour renforcer l’efficacité du Comité et ancrer les principes de transparence et de bonne gouvernance dans le processus d’évaluation. L’enjeu est de taille : la labellisation conditionne l’accès à des avantages fiscaux, à des financements et à un accompagnement structuré, et sa crédibilité est directement liée à la rigueur avec laquelle les dossiers sont traités.
Dans un écosystème où les critiques sur l’opacité des procédures ont parfois freiné les candidatures, la volonté affichée d’objectiver l’évaluation constitue un message adressé aussi bien aux startuppers qu’aux investisseurs.
Un écosystème en quête de vitesse de croisière
Depuis l’adoption de la loi sur les startups en 2020, l’Algérie a labellisé plusieurs centaines de jeunes porteurs de projets et mis en place un réseau d’incubateurs publics à travers le territoire. Mais le rythme reste en deçà des ambitions affichées par les pouvoirs publics, notamment face aux défis liés à l’accès au financement privé et à l’intégration dans les chaînes de valeur internationales.
Le renouvellement du Comité intervient dans ce contexte, avec l’objectif déclaré de soutenir les projets à forte valeur ajoutée et de contribuer à la compétitivité de l’économie nationale — deux axes sur lesquels l’exécutif cherche à démontrer des résultats concrets.
















