L’Algérie, grande absente du top 10 africain de l’assurance

L’Algérie, grande absente du top 10 africain de l’assurance

Le marché africain de l’assurance reste marqué par une pénétration encore faible, conséquence directe de la prépondérance du secteur informel, du pouvoir d’achat limité et des canaux de distribution traditionnels encore trop restreints. Selon le rapport annuel 2025 de l’Organisation des assurances africaines (OAA), publié le 20 octobre, seuls quelques pays du continent parviennent à se démarquer.

En tête du classement, l’Afrique du Sud affiche un taux de pénétration de 11,54%, l’un des plus élevés au monde. Elle est suivie par la Namibie (7,41%) et Maurice (4,97%). Ces deux premiers pays d’Afrique australe dépassent largement la moyenne mondiale, établie à 6,8%. D’autres marchés, comme le Maroc (4,10%), le Botswana (2,46%), la Tunisie (2,28%) et le Kenya (2,25%), complètent le top 10 continental, où l’on retrouve également l’Eswatini, la Zambie et le Zimbabwe.

L’Algérie hors du top 10, un marché encore embryonnaire

Avec un taux de pénétration estimé à 0,7% en 2024, selon les estimations croisées de la FAO et des données sectorielles locales, l’Algérie reste bien en deçà des standards régionaux. Ce chiffre place le pays derrière plusieurs économies africaines de taille similaire, comme le Nigeria ou la Tunisie, et explique son absence du top 10 continental.

Plusieurs raisons structurelles expliquent cette situation. D’abord, l’économie algérienne demeure fortement dominée par l’informel, représentant jusqu’à un tiers du PIB selon le FMI. Ce poids entrave la diffusion des produits d’assurance, souvent perçus comme des services facultatifs et inaccessibles. Ensuite, la faible culture assurantielle des ménages et le manque de diversification des produits disponibles renforcent ce désintérêt. À cela s’ajoute une bancarisation limitée, qui empêche les assureurs de déployer efficacement des canaux de distribution modernes.

Un secteur au potentiel considérable

Pour autant, ce retard traduit aussi un potentiel de croissance immense. À mesure que les revenus augmentent et que la formalisation économique progresse, la demande en assurance, notamment santé et automobile, devrait croître. L’arrivée de nouvelles insurtech en Afrique du Nord pourrait, à terme, transformer ce paysage.

Ces jeunes entreprises axées sur le numérique proposent des solutions mobiles et simplifiées, adaptées aux foyers à faibles revenus et aux travailleurs du secteur informel. Ailleurs en Afrique, des acteurs comme la kényane Turaco ou Paula ont déjà démontré la viabilité de modèles hybrides combinant innovation technologique et inclusion sociale. En Algérie, un écosystème similaire tardera sans doute à émerger, tant les barrières réglementaires et institutionnelles demeurent importantes.

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