La production de brut algérienne a enregistré une baisse de 2 000 barils par jour le mois dernier, première inflexion depuis mars 2025, tout en maintenant des niveaux proches de ses records récents.
L’Algérie a ouvert l’année 2026 par un léger repli de sa production pétrolière, qui s’est établie à 968 000 barils par jour en janvier, contre 970 000 barils fin décembre 2025, selon les dernières données publiées mercredi par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Cette correction, modeste en apparence, marque néanmoins le premier mouvement de recul depuis mars dernier.
Elle intervient dans un contexte où la production algérienne évolue à des niveaux qu’elle n’avait plus connus depuis plus de deux ans et demi, approchant les 973 000 barils journaliers atteints en mai 2023, d’après l’Energy Intelligence Unit.
Un ajustement concerté
Ce léger reflux s’inscrit dans la stratégie coordonnée de l’OPEP+, qui avait engagé en octobre dernier la réintégration progressive des quotas de production volontairement réduits. L’alliance a toutefois décidé de suspendre temporairement ces augmentations durant le premier trimestre 2026, expliquant ainsi le palier observé.
Le quota algérien devrait donc se stabiliser autour de 971 000 barils par jour jusqu’en mars, niveau conforme aux engagements pris par les huit pays membres concernés par cette phase de réajustement. Sur l’ensemble de 2025, l’Algérie avait déjà affiché une hausse significative, portant sa production moyenne à 934 000 barils quotidiens, contre 905 000 en 2024.
À l’échelle du cartel élargi, la production de l’OPEP+ a reculé à 42,44 millions de barils par jour en janvier, soit 440 000 barils de moins qu’en décembre. Le Kazakhstan et le Venezuela ont enregistré les contractions les plus marquées, avec respectivement 249 000 et 87 000 barils en moins.
















