Le baril euphorique après la réunion d’Alger

Le baril euphorique après la réunion d’Alger

 

Le WTI au-dessus de 70 dollars, le brent au-dessus de 80 dollars : le baril de pétrole a ignoré les injonctions de Donald Trump, au lendemain de réunion des producteurs à Alger.

Malgré les injonctions du président américain Donald Trump, le marché du pétrole se montrait euphorique lundi matin, au lendemain de la réunion de l’OPEP à Alger. Le baril de pétrole WTI (West Texas Intermediate), référence du marché américain, a consolidé lundi sa position au-dessus de la barre symbolique des 70 dollars, alors que le brent, référence de la mer du nord, s’installait confortablement au-dessus des 80 dollars.

Au lendemain de la réunion de l’OPEP à Alger, qui a décidé de ne pas modifier les quotas, le marché montrait des signes de vitalité allant à l’opposé de tweets de Donald Trump.Peu après dix heures, le WTI affichait 72.31 dollars, gagnant 1.53 dollars (+1.53%), alors que le brent connaissait une hausse encore plus importante : il était côté à 80.25 dollars, gagnant 2.1 dollars (+2.57%).

Les pays de l’OPEP et la Russie, réunis à Alger, ont adopté une démarche mesurée. Tout en maintenant des quotas susceptibles de stabiliser les prix, ils ont affiché leur volonté de garantir l’approvisionnement du marché pour éviter toute pénurie. Le ministre saoudien de l’Energie, Khaled al-Falih ,sous pression après les injonctions de Donald Trump sommant les producteurs de faire baisser les prix, s’est contenté de dire les producteurs de pétrole « interviendront pour éviter une pénurie sur le marché lorsqu’ils jugeront le moment opportun ».

Le maintien des prix au niveau actuel traduit un équilibre tendu du marché. La hausse de la production américaine est contrebalancée par les menaces sur la production en Libye, en Irak et au Nigéria, ainsi que sur les incertitudes entourant la production iranienne soumise à embargo américain. Pour les producteurs, le prix affiché lundi est « acceptable », selon un analyste pétrolier algérien, alors que le président Donald Trump voulait pousser les prix vers le bas pour satisfaire un électorat américain habitué à payer l’énergie à des prix très bas.

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