Le marché pétrolier a connu une nouvelle séance de forte tension ce vendredi 6 mars. Après une ouverture aux alentours de 84 dollars, le baril de Brent de la mer du Nord est rapidement monté vers 86 dollars en début de séance, avant de s’envoler jusqu’à 89,06 dollars, en hausse de 4,27%, frôlant ainsi le seuil symbolique des 90 dollars. Vers 15 heures, heure algérienne, certaines plateformes de cotation affichaient même brièvement le cours au-delà de ce seuil, à 90,01 dollars.
Ce bond a été déclenché par l’annonce des autorités kurdes irakiennes que l’exploitation d’un champ pétrolier opéré par une société américaine avait été interrompue à la suite d’une attaque. Une nouvelle qui est venue s’ajouter à un contexte déjà sous haute tension. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate, gagnait pour sa part 5,68% à 85,61 dollars, au plus haut depuis avril 2024.
Évolution du cours du pétrole Brent · Semaine du 2 au 6 mars 2026
Une flambée nourrie par la crise au Moyen-Orient
Ce mouvement haussier s’inscrit dans une dynamique engagée depuis le 28 février, date du début du conflit impliquant l’Iran. Depuis lors, le Brent a progressé de plus de 16%, passant de 72,48 dollars à la clôture à près de 90 dollars ce vendredi, la paralysie du détroit d’Ormuz, par lequel transite quelque 20% de la production mondiale d’or noir, continuant d’alimenter les craintes sur l’approvisionnement des marchés mondiaux.
La tendance reste haussière à court terme, et les analystes n’excluent plus un franchissement durable du cap des 90 dollars si la situation au Moyen-Orient ne se stabilise pas rapidement.
















