Les prix du pétrole confirment leur mouvement ascendant. Depuis plusieurs séances, les cours progressent sous l’effet d’un climat international tendu et d’anticipations de risques sur l’offre. Vendredi matin, le baril de Brent a encore gagné du terrain pour atteindre environ 71,8 dollars. Parallèlement, le brut américain WTI évoluait autour de 66,6 dollars.
La veille déjà, les deux références avaient clôturé en nette hausse, prolongeant un rebond amorcé en milieu de semaine. Sur l’ensemble de la période récente, le marché se dirige vers son premier gain hebdomadaire en trois semaines. C’est le signe d’un retournement de tendance observé par les opérateurs.
Tensions géopolitiques et craintes autour du détroit d’Ormuz
L’augmentation actuelle est en grande partie due aux inquiétudes sur la disponibilité de l’approvisionnement. Après que le président Donald Trump ait annoncé que « de très mauvaises choses » pourraient advenir s’il n’y avait pas d’accord sur le programme nucléaire iranien, les investisseurs restent vigilants sur les relations entre les États-Unis et l’Iran. De plus, cette rhétorique nourrit la peur d’une escalade militaire sur un point stratégique pour l’acheminement du pétrole mondial.
Les analystes soulignent que « les prix du pétrole brut ont atteint leur plus haut niveau en six mois en raison des risques potentiels d’approvisionnement liés au détroit d’Ormuz ». Ce passage maritime stratégique concentre une part majeure des flux pétroliers mondiaux. Toute perturbation y provoque immédiatement une réaction des marchés.
















