Les cours du pétrole ont connu une séance agitée. Tôt le matin, le baril de Brent de la mer du Nord reculait à 87,84 dollars et le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, s’établissait à 82,98 dollars, sous la pression d’informations relayées par le Wall Street Journal faisant état d’un projet de déblocage massif de réserves stratégiques de brut. Selon ces informations, l’Agence internationale de l’énergie aurait proposé le plus important déblocage de réserves de son histoire, dans le but de faire refluer des prix enflammés par la guerre au Moyen-Orient.
L’AIE en ordre de bataille, les marchés résistent
Le mouvement de baisse n’a pas duré. Vers 9h20, les marchés se retournaient nettement à la hausse. Le Brent regagnait 1,80 % à 89,38 dollars et le WTI progressait de 2,01 % à 85,13 dollars, portés par le retour de l’incertitude géopolitique et les prises de position des opérateurs face à la persistance du conflit dans la région.
À 11h30, le Brent s’affichait à 91,08 dollars, en repli de 0,35 % par rapport à la clôture de la veille à 91,40 dollars, après avoir touché un pic journalier à 92,98 dollars en début de matinée. Les marchés actions européens évoluaient eux aussi sous pression, Paris cédant 0,63 %, Francfort 1,15 % et Londres 0,73 %.
Pour l’Algérie, dont les recettes en hydrocarbures restent le principal soutien budgétaire, ces fluctuations rappellent la vulnérabilité du modèle aux chocs externes. La stratégie de Sonatrach sur les marchés européens du gaz et le maintien de la discipline de production au sein de l’OPEP+ constitueront des variables déterminantes dans les semaines à venir.
















